A Orléans, les étudiants de la filière STAPS craignent d'obtenir un diplôme au rabais et tirent la sonnette d'alarme

À Orléans (Loiret), comme un peu partout en France, les étudiants de la filière STAPS sont en colère. Ils demandent de meilleures conditions d'études et réclament plus d'enseignants et d'infrastructures.

Manque de matériels, de professeurs et de personnel administratif, absences de cours... Les étudiants de la filière STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) de l'université d'Orléans n'en peuvent plus. 

Manque de professeurs

Outre le matériel la plupart du temps défectueux, ce sont les absences de professeurs non remplacés qui inquiètent les étudiants de la filière STAPS. 

"Il y a des étudiants qui n'ont pas encore eu cours dans certaines matières depuis la reprise", explique Mouhammad Benoussi Thioune, président de l'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) Orléans. " Comme à Bourges par exemple. Certains étudiants de l'antenne d'Orléans dans le Cher, n'ont pas encore eu de cours en présentiel". 

Cette autre étudiante en première année s'inquiète : "C'est dur", ajoute Elodie Bedu. "On manque d'information et j'ai vraiment peur de ne pas avoir une formation complète à la fin de l'année". 

Des étudiants soutenus par les professeurs

Il manquerait dans la filière STAPS près de vingt postes de professeurs titulaires. 

Le personnel administratif est à bout de nerf ", avoue Bastian Urban, président de l'association étudiante la Brigade des Staps. "Il se démène pour que la formation se passe au mieux et paraisse moins pire, mais on sent quand même que la filière STAPS est délaissée et que les étudiants ne sont pas écoutés ".

Les étudiants sont également soutenus par les professeurs qui eux aussi déplorent des conditions de travail dégradées. "Les enseignants aussi tirent la sonnette d'alarme et depuis quelques années déjà, mais cette année, un cap a été passé", s'insurge Nathalie Rieth, enseignante chercheuse depuis vingt ans à l'université d'Orléans. "Nous sommes vraiment inquiets pour cette année". 

Une problématique générale et nationale

Conscient que la filière Staps est de plus en plus en tension, surtout en première année, le président de l'université d'Orléans reconnait que les problèmes relèvent du niveau national. 

"Le mouvement Staps est national", répond Eric Blond, président de l'université d'Orléans. " Depuis plusieurs années, la dotation allouée aux universités n'est plus liée au nombre d'étudiants. C'est là la plus grande difficulté. C'est un problème plus large en fait, qui s'étend à toutes les universités en France ". 

Les étudiants de la filière STAPS ont prévu de manifester chaque semaine et restent actifs avec le hashtag "Staps oubliés". 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
université éducation société