Loiret : le satellite Taranis étudiera les parties non visibles des orages grâce à des technologies orléanaises

Le satellite Taranis sera propulsé au-dessus des nuages dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 novembre depuis Kourou (Guyane). Le laboratoire orléanais LPC2E contribue depuis près de quinze ans à ce projet.

Le satellite Taranis sera propulsé par le CNES et restera en orbite pour une durée de quatre ans maximum
Le satellite Taranis sera propulsé par le CNES et restera en orbite pour une durée de quatre ans maximum © LPC2E
Etudier les phénomènes lumineux produits par les orages au dessus des nuages : c'est la mission de Taranis, le nouveau micro-satellite français lancé dans la nuit du 16 au 17 novembre. Il sera propulsé par le CNES depuis la base de Kourou, en Guyane, à plus de 670 km au-dessus de nos têtes. Le Laboratoire de Physique et de Chimie de l'Environnement et de l'Espace d'Orléans (LPC2E) contribue depuis une quinzaine d'années à ce projet.

LPC2E, un des principaux acteurs du projet Taranis

A l'issue de plusieurs discussions entre le laboratoire, le Centre d'études spatiales (CNES) et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), le projet a vu le jour en 2010 après avoir récolté les financements nécessaires à sa réalisation. Selon Dominique Lagoutte, l'ancien coordinateur instrumental du projet"une vingtaine de personnes de LPC2E ont participé au projet Taranis, parfois pendant plus de 15 ans". 

"Le rôle du laboratoire a été de coordonner les instruments scientifiques pour permettre un meilleur retour scientifique", explique Dominique Lagoutte. Le laboratoire a par ailleurs réalisé les capteurs magnétiques et électriques de haute fréquence (2 des 8 instruments présents à bord de Taranis) ainsi que l'intelligence de bord du satellite.

Comprendre d'où provient l'énergie dégagée par les éclairs

"Ces phénomènes sont étudiés seulement depuis les années 1990. Les éclairs dégagent beaucoup d'énergie et intéragissent avec l'atmosphère. Il s'en dégage des rayons lumineux et des bouffées de rayon gamma" explique Jean-Louis Pinçon, responsable scientifique du projet. Le but de la mission est donc de comprendre d'où provient cette énergie et comment elle influence l'atmosphère. Sur le long terme, elle pourrait permettre "d'inclure les données collectées dans les logiciels de modélisation pour les rendre plus réaliste" espère le scientifique.

Depuis plusieurs années, le laboratoire orléanais est l'un des leaders mondiaux concernant les instruments magnétiques et électriques à destination de l'espace. Il a par exemple contribué à la mission de la sonde Rosetta  ou encore celle de Parker Solar Probe.

A l'occasion du lancement du satellite, nous recevons sur notre plateau le scientifique correspondant de la mission, Jean-Louis Pinçon, ce mercredi 18 novembre.


 
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