Pédophilie : grâce à une association loirétaine, les droits d'auteur du cardinal Barbarin seront reversés aux victimes

Lui-même victime d'un prêtre pédophile du Loiret, Olivier Savignac a obtenu une nouvelle affectation pour les recettes dégagées de la vente du livre de l'ex-cardinal. 
Philippe Barbarin lors de son premier procès, en janvier 2019.
Philippe Barbarin lors de son premier procès, en janvier 2019. © JEFF PACHOUD / AFP
Le diocèse de Lyon a tranché. Les droits d'auteur perçus sur le livre de l'ex-cardinal Philippe Barbarin, dont le diocèse est bénéficiaire, seront reversés aux victimes d'agressions sexuelles. Accusé de ne pas avoir dénoncé les agissements pédophiles du père Bernard Preynat, Philippe Barbarin avait finalement été relaxé en appel, en janvier 2020*.

*Les victimes du père Preynat ont annoncé un pourvoi en cassation

Le 1er octobre, il a publié un livre intitulé "En mon âme et conscience", où il revient sur cette affaire. Musicien, victime de l'abbé loirétain Pierre de Castelet en 1993 et président de l'association Parler et Revivre, Olivier Savignac avait déclaré sur France Info : "Le cardinal Barbarin, s'il veut aider
les victimes, il peut le faire grâce à son livre (...) Je souhaiterais que les bénéfices de son livre reviennent aux associations de victimes". 

"Il n'y a aucun bénéfice pour moi" : Barbarin appuie la demande


Interrogé à ce sujet sur RTL quelques jours plus tard, Philippe Barbarin, désormais aumônier en Bretagne, a révélé qu'il ne touchait pas lui-même les droits de ce livre. "Tout ce que j'ai signé, c'est signé par mon diocèse et l'argent va au diocèse, donc ça ne me concerne pas (...) Il n'y a aucun bénéfice pour moi, a dit le cardinal. (...) Si le diocèse prend cet argent pour cela, ce sera très bien" avait-il approuvé. 
  
Questionné dans la foulée par l'AFP, le diocèse de Lyon a répondu qu'il reverserait les droits en question. "Ce que propose le cardinal, nous le ferons. Il nous semble normal que les droits d'auteur soient destinés aux victimes", a déclaré un porte-parole.
    
"C'est une bonne nouvelle, s'est félicité en retour Olivier Savignac. Maintenant, on attend des actes parce que dans l'Eglise la parole est souvent
mise en avant..."
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