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Sécheresse en Centre-Val de Loire : le coeur de la France est à sec

Juillet 2019. Vue aérienne de la Loire à Chaumont-sur-Loire où on voit les bancs de sables dans le lit du fleuve royal dont le niveau est très bas. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Juillet 2019. Vue aérienne de la Loire à Chaumont-sur-Loire où on voit les bancs de sables dans le lit du fleuve royal dont le niveau est très bas. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

La sécheresse en région Centre-Val de Loire, accentuée cet été par les épisodes caniculaires et le déficit pluviométrique, a mis les cours d'eau à sec, entraînant des conséquences directes sur les activités fluviales et économiques.
 

Par FM avec AFP

Au secours, il n'y a plus d'eau. Les poissons sont à l'agonie,

déplore Patrick Léger, président de la fédération de pêche de l'Indre. En cause, "un temps extrêmement chaud, deux périodes caniculaires et des orages assez peu fréquents sur la région Centre-Val de Loire", explique Jérôme Lecou, prévisionniste à Météo France, selon lequel, depuis le mois de janvier, la région connaît un déficit pluviométrique de 30% à 40% par rapport à la normale.

Dans le département du Cher, Bernard Duperat, premier vice-président du Syndicat du Canal de Berry, parle d'une situation "préoccupante". "Compte tenu de la situation météorologique assez exceptionnelle, des mesures ont été prises pour assécher le canal et éviter le dessèchement de ses affluents", explique Thierry Thouzet, directeur de la direction départementale des territoires (DDT) du Cher. Les chambres d'agriculture des départements du Cher et de l'Indre ont déjà fait des déclarations de calamité agricole auprès de la préfecture, un mécanisme de compensation financière calculé sur les pertes en fourragères. Si les dérogations qui autorisent les exploitants agricoles à continuer d'irriguer leur plantations existent, elles ne permettent pas de "pomper dans les rivières open bar", avertit Chaze Robert, président de la chambre d'agriculture de l'Indre.

"Avec la sécheresse, beaucoup d'agriculteurs et de viticulteurs risquent de grandes pertes de chiffre d'affaires. On sent une très vive inquiétude de leur part", témoigne Benoît Tassin, responsable du pôle économique à la chambre régionale d'agriculture de la région Centre-Val de Loire.

Des inquiétudes que partagent les professionnels du tourisme comme à Orléans, où la métropole a dû demander au préfet l'autorisation de pomper l'eau de la Loire pour alimenter le canal où se tient une partie du festival de Loire.

Côté patrimoine, "le château de Chenonceau a toujours les pieds dans l'eau !" rassure Eva Sindic, chargée de communication du monument situé dans l'Indre-et-Loire.
 
 

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