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Les stratégies des professionnels du tourisme pour attirer les vacanciers de la Toussaint

© PHOTOPQR/VOIX DU NORD
© PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Les Français sont de plus en plus friands des courts séjours touristiques, notamment à la Toussaint. Les professionnels du secteur rivalisent donc d'imagination pour attirer ces zappeurs de vacances. 

Par Camille Belsoeur

Longtemps les vacances de la Toussaint ont eu le mauvais rôle sur le calendrier des vacances scolaires : mal positionnées entre la rentrée scolaire et Noël. Mais les pratiques des français changent et ils sont de plus en plus nombreux à profiter de ce break d'automne pour réaliser des courts séjours touristiques. Selon le dernier sondage de l'institut Opinionway, les habitants de l'Hexagone sont 20% à poser des congés à la Toussaint en 2018. Une aubaine pour les professionnels du tourisme, à la condition de s'adapter à la plus grande flexibilité des voyageurs, qui réservent de moins en moins du samedi au samedi.
 

Une forte hausse du taux de remplissage


"À la Toussaint, 53% des séjours que nous avons en Indre-et-Loire sont de moins d'une semaine", note Catherine Béneston, responsable marketing des gîtes de France dans le département. "On a commencé à travailler il y a plusieurs années sur la possibilité d'offrir des courts séjours à nos clients dans le parc des gîtes de France. Mais on accéléré le mouvement à cause de la concurrence d'Airbnb. Depuis le début de l'année 2018, la majorité de nos gîtes de France sont ouverts à la réservation pour de courts séjours. Et c'est un beau succès. Nous avons un taux de remplissage de 75% à la Toussaint, contre 41% à la même époque en 2017", poursuit-elle. 

Du côté du Loir-et-Cher, la stratégie choisie est celle d'une belle promotion sur les lits disponibles avec l'opération "Deux fois plus de couettes".

"Sur une sélection d'établissements, le prix de la deuxième nuitée est à -50% ou la troisième nuit est offerte. Il faut séduire les touristes hors-saison par une promotion", explique Annabelle Paillasson, la responsable communication de l'office de tourisme Blois-Chambord.

La plateforme internet Airbnb concurrence rudement les hébergeurs indépendants. / © PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP
La plateforme internet Airbnb concurrence rudement les hébergeurs indépendants. / © PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP
 

Changer les habitudes des hébergeurs


Sur le secteur des courts séjours, les hébergeurs indépendants font face à la concurrence féroce de plateformes de réservation en ligne, dont la plus connue est Airbnb. "Les habitudes des Français ont changé. Il y a 50 ans on partait en vacances pendant un mois et c'est tout. Aujourd'hui, les gens multiplient les courts séjours. Il a fallu dépenser notre énergie à motiver les propriétaires des gîtes, qui ne sont pas des professionnels du tourisme, à changer leur façon de faire. Et on se rend compte que ça marche de manière formidable", abonde Catherine Béneston.

Il y aussi une autre façon de faire : s'allier avec Airbnb pour séduire les touristes friands de courts séjours. C'est l'option choisie le département de l'Eure-et-Loir, qui avait lancé un partenariat entre le géant américain et un club d'hôtes rural au mois d'avril 2018.


"L'Eure-et-Loir est une terre de courts séjours. On ne vient pas y passer des vacances, mais deux ou trois nuitées à la campagne. Les hôtes Airbnb sont adaptés à cette demande. Ce qui est très important, c'est que la clientèle qui arrive par ce biais à une moyenne d'âge plus jeune, autour de 40 ans, que les touristes qui venaient chez nous avant. On a des millenials qui arrivent dans des hébergements faits pour eux. On considère nos 640 hôtes Airbnb comme des hôteliers", affirme Dominique Guilleux, directeur de l'Agence pour le développement du tourisme en Eure-et-Loir.


À chacun sa recette pour attirer les touristes à la saison des citrouilles. 

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