Assemblée de Corse : les présidents dénoncent l’action judiciaire de l’État dans l’île

Jeudi 19 décembre, les présidents du conseil exécutif et de l’Assemblée de Corse ont ouvert la dernière session de l'année en dénonçant l'action judiciaire de l'État en Corse suite aux interpellations et aux mises en examen de militants nationalistes la semaine dernière.

Jeudi 19 décembre, les présidents du conseil exécutif et de l’Assemblée de Corse ont ouvert la dernière session de l'année en dénonçant l'action judiciaire de l'État en Corse suite aux interpellations et aux mises en examen de militants nationalistes la semaine dernière.
Jeudi 19 décembre, les présidents du conseil exécutif et de l’Assemblée de Corse ont ouvert la dernière session de l'année en dénonçant l'action judiciaire de l'État en Corse suite aux interpellations et aux mises en examen de militants nationalistes la semaine dernière. © Pascal Pochard Casabianca / AFP
À la veille de Noël, la session de l’Assemblée de Corse de vendredi, a donné lieu à des prises de positions politiques. 

Dans la matinée, les présidents du conseil exécutif, Gilles Simeoni, et de l’Assemblée, Jean-Guy Talamoni, sont revenus sur les interpellations effectuées dans le milieu nationaliste il y a une dizaine de jours, ainsi que sur la libération de Charles Santoni, plus ancien détenu nationaliste. 

 

Ainsi, Gilles Simeoni a déclaré à la tribune : « Pratiquement une vie en prison. La question que je veux nous poser, nous qui sommes les élus de la Corse : sommes-nous déterminés à ce qu’il n’y ait plus de générations gâchées comme celle-là ? Au moment où des jeunes repartent en prison, sont incarcérés, au moment où nous savons que le seul chemin c’est celui de la paix, du dialogue et de la démocratie, est-ce que ces événements, qui se sont déroulés en quelques jours, ne doivent pas nous conduire à réfléchir, nous le faisons déjà, véritablement à nous interroger et à nous renforcer dans notre détermination à dire que ce passé douloureux qui est le nôtre, collectivement, nous ne l’oublions pas. »
 

Urgence écologique et climatique


Autre symbole, vendredi, un texte actant l’urgence écologique et climatique a été voté à l’unanimité par l’Assemblée de Corse. 
 
Assemblée de Corse : les présidents dénoncent l’action judiciaire de l’État dans l’île


Il s’agit uniquement de prendre la mesure de la gravité du phénomène actuel. À terme, les politiques publiques de l’Assemblée devront être adaptées. 

Pour cela, des experts seront consultés. « Nous nous approchons de la limite au-delà de laquelle il sera impossible de contenir le réchauffement. Le temps présent est donc le temps de l’action », déclare Jean-Guy Talamoni dans l’hémicycle. 

Comme un signe de cette volonté d’agir au service de l’environnement, un rapport était en débat en fin de soirée sur les mesures à mettre en œuvre pour limiter l’érosion du littoral notamment sur la côte Est de la Corse


 
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