Centre de gestion des déchets de Ghjuncaghju : le conseil d'Etat rejette le pourvoi du collectif Tavignanu Vivu

Le Conseil d'État a en effet rejeté, le 21 avril dernier, un pourvoi formé par un collectif de riverains et la collectivité de Corse contre la décision de la justice administrative autorisant la société Oriente environnement à commencer les travaux d'un centre de gestion des déchets.

© France 3 Corse

Dans sa décision du 21 avril dernier, le Conseil d'Etat a rejeté le pourvoi formé par le collectif de riverains Tavignagnu Vivu.

La plus haute juridiction administrative donne raison sur le droit aux juges des premières instances de la cour administrative d'appel de Marseille et du tribunal administratif de Bastia. Les magistrats avaient considéré que le préfet de Haute Corse n'avait pas suffisamment argumenté son refus d'accorder une autorisation d'exploitation à la société Oriente environnement.

Ainsi, la voie est désormais libre pour les promoteurs du projet Ghjuncaghju. Leur objectif est de construire, le long des berges du Tavignanu, un centre d'enfouissement et de traitement des déchets pour 70.000 tonnes par an ainsi qu'un stockage de déchets amiantifères. Le tout, pour une durée de 30 ans.

Un site en passe de devenir "mortifère" et "destructeur"

De son côté, le collectif Tavignanu Vivu affirme vouloir continuer les mobilisations et annonce se pourvoir devant la cour de justice européenne. L'organisation veut à tout prix obtenir une décision sur le fond. "Non seulement, nous exigeons l’abandon de ce projet, mais aussi que ce terrain situé en zone espaces stratégiques agricoles soit rendu à sa vocation première, l’agriculture et l’élevage ! Que ce site au lieu de devenir mortifère et destructeur, soit nourricier et bénéfique pour toute notre région", écrit-elle dans une publication Facebook.

La région est une poudrière, nous faisons tout pour stopper ce projet, mais à force de ne pas être entendue, la population est excédée, nous demandons aux décisionnaires d’ouvrir les yeux et de ne plus être aveuglés pour des fausses raisons.

À ce stade, impossible de savoir si les élus de la collectivité de Corse saisiront eux aussi la justice européenne.   

 

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