Coronavirus : « La Corse reste en deçà des taux d’alerte nationaux » pour la directrice de l'agence régionale de santé

Le nombre de cas positifs de coronavirus ne cesse d’augmenter en Corse. Marie-Hélène Lecenne, directrice de l’agence régionale de santé de la Corse, était l’invitée du Corsica Sera vendredi. Elle fait le point sur la situation épidémique dans l’île. 
Marie-Hélène Lecenne, directrice de l'agence régionale de santé de la Corse fait le point sur la situation épidémique liée au coronavirus dans l'île.
Marie-Hélène Lecenne, directrice de l'agence régionale de santé de la Corse fait le point sur la situation épidémique liée au coronavirus dans l'île. © France 3 Corse
Extension des mesures de port du masque obligatoire, fermeture de bars, en Corse de nouvelles dispositions ont été mises en place afin d’éviter que l’épidémie de coronavirus ne gagne du terrain. 

Car depuis deux semaines, l’augmentation significative du nombre de cas inquiète. Si Marie-Hélène Lecenne, directrice de l’agence régionale de santé (ARS) de Corse, se dit « préoccupée » elle tient tout de même à rassurer. « On reste en deçà des taux d’alerte nationaux. On est à 1,2 % des positivités quand le seuil est à 5 %. En terme d’incidence, on est à 5,7 pour 100.000 habitants et le taux national, le seuil d’alerte, et à 10 pour 100.000 habitants », déclare-t-elle sur le plateau du Corsica Sera vendredi 14 août. 
 

Les touristes particulièrement touchés


Il n’empêche qu’à cette date, 11 nouvelles contaminations ont été enregistrées. 10 d’entre elles concernent des non-résidents. 

Problème, les touristes participent peu aux campagnes de dépistage organisées par l’ARS. Mais pour les autorités sanitaires, l’essentiel est ailleurs. « On va au-devant d’une population de résidents corses qui a besoin d’être rassurée. Lorsque l’on constate que ce sont les plus fragiles qui viennent se faire dépister, c’est essentiellement un élément de prévention. Ça permet à ces personnes de se protéger davantage en se sachant négatifs. On a un impact par rapport à la population résidente fragile qui est non négligeable », soutient la directrice de l’ARS qui note néanmoins une augmentation de la participation des vacanciers ces dernières semaines. 

   

Les hôpitaux prêts à faire face à une seconde vague 


Du côté des hôpitaux la situation est moins alarmante. Au centre hospitalier d’Ajaccio, plus aucune hospitalisation pour cause de Covid-19 n’a été enregistrée depuis trois mois et aucun nouveau décès lié au coronavirus n’a été constaté sur l’ensemble de l’île. 

 
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En cas de seconde vague, les services d’urgences se disent prêts à faire face. « Le plan estival que l’on a mis en place prévoit des niveaux. Aujourd’hui, on est en niveau 1. Si on devait réorganiser le système de santé, augmenter nos capacités, nous somme collectivement en capacité de le faire. La réactivité des établissements et des libéraux sur le territoire est très importante, tirant des enseignements de la première phase épidémique que nous avons gérée ensemble », précise Marie-Hélène Lecenne.
 
Afin de limiter le nombre de cas, les autorités sanitaires appellent à une responsabilisation individuelle et plus particulièrement des populations les plus jeunes. Depuis le 1er juillet, 120 cas positifs de coronavirus ont été détectés en Corse. 


 
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