Incendie de l'hôtel Bella Vista à Porticcio : un homme mis en examen pour "complicité"

Vendredi 19 janvier, Yassine Akhazzane a été mis en examen pour "complicité" dans le cadre de l'enquête sur l'incendie criminel de l'hôtel Bella Vista, à Porticcio. Une autre personne est également mise en cause dans ce même dossier relatif à des faits ayant eu lieu en juillet 2021.

Vendredi 19 janvier, en fin de journée, Yassine Akhazzane a été mis en examen pour "complicité" dans l'enquête sur l'incendie criminel qui avait ravagé la terrasse de l'hôtel Bella Vista, à Porticcio, en juillet 2021.

Incarcéré depuis janvier 2021 dans le cadre d'une autre affaire, le Proprianais âgé d'une trentaine d'années avait été extrait mercredi dernier de sa cellule de la prison d'Avignon-Le Pontet pour être placé en garde à vue.

À l'issue de son audition par les gendarmes de la section de recherches de Corse, il a été présenté au juge d'instruction ajaccien en charge du dossier qui lui a notifié sa mise en examen.

Pour l'heure, aucune information n'a filtré quant aux soupçons précis des enquêteurs à son sujet concernant cet incendie.

Contactée, son avocate, Maître Ève Mori-Cerro, ne souhaite pas s'exprimer pour l'instant mais indique que son client "nie toute implication dans les faits qui lui sont reprochés"

Le reportage de Paul Salort, Jean-Paul Valentini et Stéphan Regoli : 

durée de la vidéo : 00h01mn16s
L'incendie avait eu lieu en juillet 2021, à Porticcio, sur la commune de Grosseto-Prugna. ©P. Salort - J.-P. Valentini - S. Regoli

Considéré par les services d'enquête comme une figure montante du grand banditisme insulaire, Yassine Akhazzane a déjà été condamné par le passé. En octobre dernier, il avait écopé de 7 ans de prison ferme dans une affaire de home-jacking remontant à 2018.

Dans le dossier relatif à l'incendie de l'hôtel Bella Vista, dont 100 mètres carrés de terrasse avaient été brûlés le 20 juillet 2021, il n'est pas le seul à être poursuivi : un autre homme a déjà été mis en examen en 2022.

Présenté par une source proche de l'enquête comme "un potentiel homme de main", ce dernier avait été placé en garde à vue en février 2022 avec six autres personnes qui ont toutes été relâchées, sans qu'aucune charge ne soit retenue à leur encontre.