Opérations de gendarmerie à Ajaccio : des proches de la bande dite du Petit Bar interpellés

Dimanche 10 janvier, trois interventions de la gendarmerie à Ajaccio, menées par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, ont conduit à au moins huit interpellations. Il s'agit de proches de la bande dite du Petit Bar. 

Une vaste opération de gendarmerie, menée par la Jirs, a débuté dimanche 10 janvier dans la soirée à Ajaccio.
Une vaste opération de gendarmerie, menée par la Jirs, a débuté dimanche 10 janvier dans la soirée à Ajaccio. © Marion Fiamma / FTV

Une opération importante, menée par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, de la gendarmerie s'est tenue dimanche à Ajaccio. 

Durant les interventions, dans trois lieux distincts de la ville –Cours Napoléon, Cours Général Leclerc, Place Diamant- plusieurs appartements ont été perquisitionnés. Selon nos informations, au moins huit personnes ont été interpellées à Ajaccio, des proches de la bande dite du Petit Bar. 

En tout, 21 personnes sont en garde à vue dans ce dossier entre la Corse et le continent. Parmi eux, Jacques Santoni présenté comme le chef présumé de la bande a été interpellé à Paris. L'homme est déjà sous le coup d'une mise en examen pour complicité de tentative d'assassinat, placé sous contrôle judiciaire dans la capitale, il a interdiction de rendre en Corse. 

Ces interpellations interviennent dans le cadre d'une enquête financière visant le clan. Selon L'Obs, cette enquête vise à pénétrer dans les secrets des finances du Petit Bar et à identifier les relais financiers dont le clan dispose. Les liens pourraient s'étendre jusqu'à Courchevel, le Luxembourg, la Suisse ou encore Dubaï. 

Des gendarmes sont en faction devant l'hôtel Albion, cours Général Leclerc
Des gendarmes sont en faction devant l'hôtel Albion, cours Général Leclerc © Marion Fiamma / FTV

La police judiciaire absente

Autre fait marquant : la police n'est pas intervenue lors de ces trois interventions dimanche 10 janvier. Depuis quelques mois, la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Corse, soupçonnée d'accointances avec certains membres de la bande dite du Petit Bar, a été écartée de l'enquête sur la tentative d'assassinat de Guy Orsoni en septembre 2018. 

Plus récemment, les habilitations d'officier des trois plus hauts gradés de la DRPJ de Corse ont été suspendues par le procureur général auprès de la cour d'appel de Bastia. Son numéro 1, Lucien Arleri, a quitté ses fonctions le 1er décembre dernier. 

Trois personnes, présentées comme des membres importants de la bande dite du Petit Bar, ayant échappé à un premier coup de filet organisé en septembre dernier à Ajaccio dans le cadre de l'enquête sur la tentative d'assassinat de Guy Orsoni, sont toujours recherchées. 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité faits divers banditisme criminalité