Elections municipales 2020 en Corse : Les Républicains divisés

© Arnaud Journois / Maxppp
© Arnaud Journois / Maxppp

Un maire sortant, Laurent Marcangeli qui crée son propre mouvement à Ajaccio, une Présidente de la Fédération Les Républicains en Haute-Corse, qui part pour pouvoir se présenter aux élections malgré l'avis de son parti. Difficile pour Les Républicains de Corse d'avancer unis vers les municipales.
 

Par P.Sauthier

Dimanche 26 mai 2019, lors des élections européennes, Les Républicains ont placé la droite à son plus bas niveau, avec 8,4% des suffrages pour la liste menée par François-Xavier Bellamy.

Depuis, les militants ont élu un nouveau président : Christian Jacob. Et ce, dès le premier tour.
Elections municipales 2020 en Corse : Les Républicains divisés
Intervenants - Stéphanie Grimaldi, candidate aux élections municipales à Bastia // François-Xavier Ceccoli, Président de la Fédération LR de Corse-du-Sud // Guy Castellana, chargé de mission de la fédération LR 2A
 

Du côté de Bastia

En Corse,  les divisions et la tempête perdurent. Stéphanie Grimaldi a claqué la porte de la fédération départementale de Haute-Corse. Mise à l'écart au profit de son rival, Jean-Martin Mondoloni, elle maintient sa candidature à Bastia pour les élections municipales de 2020.

"Il est surprenant qu'une personne qui ne soit pas encartée, qui a toujours vomi sur les partis nationaux et a toujours crié qu'il ne recherchait pas les soutiens, soit allée chercher ses soutiens à Paris. Et qu'on ait préféré les lui donner, plutôt qu'à moi, qui suis encartée depuis 20 ans et qui ai été la Présidente des Républicains, qui n'a pas pu accéder au deuxième tour des législatives il y a deux ans à peine, à cause de ce candidat dissident", déplore Stéphanie Grimaldi.

Jean-Martin Mondoloni a en effet demandé et obtenu le soutien des LR et du président départemental, François-Xavier Ceccoli. Ce dernier siège à l'Assemblée de Corse aux côtés de Stéphanie Grimaldi, et Valérie Bozzi. Il n'est pourtant pas dans le groupe de Jean-Martin Mondoloni.

Évoquer les conséquences à venir de ces divisions, c'est trop tôt, selon François-Xavier Ceccoli: "L'équipe de Jean-Martin Mondoloni était la meilleure solution donc je n'ai pas de regret, je pense avoir fait ce qu'il fallait faire pour notre famille politique. Différents candidats ont demandé le soutien et la commission nationale d'investiture, c'est-à-dire notre organe "suprême" a pris sa décision. Donc ce sont plutôt les gens qui ne respectent pas cette décision qui divisent."

 

Du côté d'Ajaccio

A Ajaccio, la fédération LR n'a plus de locaux. Il reste à peu près 350 adhérents, légèrement moins qu'en Haute-Corse. C'est quatre fois moins que dans les années Sarkozy. Guy Castellana, chargé de mission de la fédération, ne veut pas que son parti soutienne Laurent Marcangeli, le maire sortant, qui se présente sous l'étiquette "Ajaccio, le mouvement".

"Il a voté blanc aux européennes alors qu'il aurait pu à la limite éviter de l'annoncer publiquement, ça a été vraiment très mal perçu par les adhérents LR, précise Guy Castellana. La liste de François Filoni convient parfaitement à la fédération, à l'heure actuelle. Je ne vous cache pas que nous sommes en discussions et rien n'est arrêté mais notre penchant va vers la tête de liste François Filoni."

Une suggestion nulle et non advenue selon le député LR Jean-Jacques Ferrara. Laurent Marcangeli n'a demandé ni soutien ni investiture aux membres de LR. Au siège de Républicains, aucune commission d'investiture n'est pour l'heure prévue pour Ajaccio.








 

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