Féminicides : Céline Lolivret, amie de Julie Douib, témoigne

A ce jour, samedi 6 juillet 2019, 74 féminicides ont été recensés en France depuis le début de l'année. / © FTViaStella
A ce jour, samedi 6 juillet 2019, 74 féminicides ont été recensés en France depuis le début de l'année. / © FTViaStella

Plusieurs associations féministes ont appelé à un rassemblement à Paris, ce samedi 6 juillet. Un mot d'ordre : dire "stop" aux violences faites aux femmes. Et parmi les manifestantes, il y avait Céline Lolivret, présidente du Collectif des proches et familles de féminicides.
 

Par A.B/FTViaStella

Elles s'appelaient Brigitte, Monique, Leïa ou Dalila. Toutes sont décédées sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint.

Alors pour protester contre ces violences faites aux femmes, et surtout tirer la sonnette d'alarme, plusieurs associations féministes ont organisé un rassemblement, place de la République, à Paris, ce samedi 6 juillet. Une injonction : "Protégez-les".

Car les chiffres sont effarants : depuis le début de l'année, 74 féminicides ont été enregistrés.
 

Chiffres en hausse



Un compteur d'autant plus inquiétant qu'il aurait tendance à augmenter d'années en années : en 2017, 130 féminicides ont été recensés, contre 127 en 2016, selon des données communiqués par le minstère de l'Intérieur.

Et parmi ces femmes victimes, il y avait Julie Douib, 34 ans. Maman de deux enfants elle a été assassinée par son ex-conjoint le 3 mars, à son domicile sur l'Ile Rousse.

C'est pour que Julie ne soit pas oubliée, et pour que plus aucune autre femme ne se retrouve dans la même situation que Céline Lolivret, son amie d'enfance, s'est jointe  au cortège des manifestants, aujourd'hui. 

Elle-même a été victime de violences conjugales. Et désormais, c'est à la tête du Collectif des proches et familles de féminicides, dont elle est la fondatrice et présidente, qu'elle compte bien faire changer les choses.


"Julie m'avait alerté sur les violences qu'elle subissait au quotidien, j'étais au courant, mais je n'ai hélas rien pu faire", se désole-t-elle. "Julie avait alerté 6 fois le commissariat. A sa dernière plainte, elle avait dit au gendarme qu'il avait un port d'arme, qu'elle avait peur pour sa vie. Et le gendarme lui a répondu : tant qu'il [vous] tue pas, on ne peut pas lui retirer l'arme"

 

 

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