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Justice : Claude Chossat jugé par visioconférence pour des raisons de sécurité

Le tribunal de Bastia. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Le tribunal de Bastia. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Claude Chossat, repenti du grand banditisme, est jugé par la cour d'appel de Bastia pour une affaire d'abus de bien social. Pour des raisons de sécurité, il a été jugé par visioconférence.

Par France 3 Corse ViaStella

À la cour d’appel de Bastia, la salle d’audience est restée fermée pendant quelques minutes, le temps d’établir la connexion avec Claude Chossat et son avocat. La justice a accepté qu’il comparaisse en visioconférence sans révéler le palais de justice dans lequel il se trouvait.

Cette mesure exceptionnelle a été demandée par la défense pour protéger ce repenti de fait pas de droit, comme le prévenu se définit lui-même. « Nous avons sollicité les conseils de Monsieur Chossat afin de pouvoir le faire assister à cette audience en visioconférence afin qu’il ne mette pas sa sécurité en jeu et qu’il puisse répondre aux légitimes questions du tribunal », indique Me Delphine Calmettes, avocate de Claude Chossat.


Justice : Claude Chossat jugé par visioconférence pour des raisons de sécurité
Intervenants : Me Delphine Calmettes, Avocate de Claude Chossat ; Me Stéphane Recchi, Avocat de la partie civile. Reportage : Maia Graziani ; Guillaume Leonetti ; Anne-Laure Louche.


Pas d’adresse personnelle communiquée


L’homme, condamné en première instance pour escroquerie, faux et usage de faux, banqueroute et association de malfaiteurs, n’a pas communiqué son adresse personnelle pour l’instant. Une situation dénoncée à la barre par l’avocat de son ancien liquidateur judiciaire, partie civile dans cette affaire. « Il serait très difficile de le poursuivre, car nous ne savons pas où est Monsieur Chossat, quelle est son activité actuelle et quels sont ses revenus. Il n’a donné aucune indication à la justice », souligne Me Stéphane Recchi, avocat de la partie civile.

En première instance, le tribunal avait condamné Claude Chossat à deux ans de prison assortis d’une amende de 100 000 euros et de lourds dommages et intérêts. Ce mercredi, l’avocate générale a requis une peine d’emprisonnement plus légère : deux ans dont un avec sursis.

Mais la magistrate a demandé à la cour de prononcer une peine ferme si Claude Chossat refusait de communiquer son adresse. Si l’homme se sent menacé dehors, il se dit condamné en prison. Dans la salle, un membre de la famille de Richard Casanova, assassiné en 2008, crime pour lequel Claude Chossat est poursuivi, était présent.



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