La santé pour tous, l'objectif de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Haute-Corse

Les publics qui renoncent à se faire soigner sont encore trop nombreux. Faute de moyens, mais aussi en raison de lourdeurs admnistratives. Pour lutter contre cette tendance, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Haute Corse (CPAM) a mis en place plusieurs dispositifs. Explications. 

© CPAM Haute Corse

Non accès au droit et renoncement aux soins : deux réalités qui vont souvent de pair.  

L'objectif affiché par la CPAM de Haute Corse : "Faire en sorte que plus personne ne soit exclu de l'assurance maladie", martèle Maclou Rigobert, le directeur. 

De gauche à droite : Jean Brignole, Louise Nicolaï, Maclou Rigobert
De gauche à droite : Jean Brignole, Louise Nicolaï, Maclou Rigobert © Sarah Defranchi / FTV

Pour y parvenir, la CPAM de Haute-Corse compte sur l'action conjointe de ses services. 

Tour d'horizon de trois dispositifs d'aide et d'accompagnement :

Le centre d'examen de santé 

La Corse est équipée d'un centre d'examens de santé régional depuis les années 90. Ce centre, le seul de l'île, est situé à Bastia. 

Encore trop méconnu du grand public, le centre d'examen de santé permet à tous les assurés de réaliser en une matinée un bilan complet et gratuit : prise de sang, dentiste, bilan visuel, tout y passe. 

Le rendez-vous se prend en ligne sur Doctolib, ou à ce numéro : 0495301340. 

L'objectif de ce centre : éviter les prises en charge médicales tardives. En 2020, 435 bilans y ont été effectué. 

La complémentaire santé solidaire

Destinée aux personnes aux revenus modestes, elle constitue une aide pour payer les dépenses de santé.

En Haute Corse, 12 242 usagers bénéficient de ce dispositif.

Selon le dernier rapport du Secours Catholique, plus de 40% des ayants droit n'ont pas recours à la complémentaire santé solidaire 

La mission accompagnement santé 

Le service Mission Accompagnement Santé travaille de concert avec un tissu associatif pour repérer les personnes n'étant pas inscrites à la CPAM, ou qui ont renoncé à se soigner. 

Accompagnement aux démarches administratives, orientation vers des soins adaptés aux personnes qui, trop souvent, à cause d'une grande précarité, renoncent à se faire soigner : c'est le quotidien de ce service. Enfin l'équipe dirigeante compte également sur le numérique pour faciliter l'accès aux soins : services en ligne, installation de bureaux France Service dans le rural.  


Mais selon une étude du Secours Catholique, la dématerialisation favoriserait également la fracture numérique et ferait peser de nouvelles responsabilités sur les épaules des usagers. 

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