Un membre du Grand Banditisme embauché à la mairie de Calvi

ILLUSTRATION - Capture d'écran Mairie de Calvi / © Capture d'écran Google Street / Google.fr
ILLUSTRATION - Capture d'écran Mairie de Calvi / © Capture d'écran Google Street / Google.fr

Condamné en février dernier à quatre ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat, Antoine Quilichini, dit "Tony le Boucher" a été embauché à la mairie de Calvi, au mépris de ce qu'autorise la loi, selon une information du site Mediapart (article payant). 

Par France 3 Corse ViaStella

Antoine Quilichini, 48 ans, a été impliqué dans plusieurs affaires criminelles. Il est considéré comme l’un des membres du clan de Jean-Luc Germani, beaufrère et successeur de Richard Casanova, assassiné le 23 avril 2008. 

Condamné en 2013 à deux et demi de prison ferme pour son rôle dans la tentative de prise de contrôle du Cercle Wagram, interpellé en 2015 en Corse après une rocambolesque tentative de fuite avec 18.000 euros en liquide, sa dernière condamnation lui a été infligée par le tribunal correctionnel de Marseille en février 2016 : quatre ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, pour une association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat en bande organisée. 

Pour ces faits, Antoine Quilichini aurait donc dû retourner en prison, sauf que celui qu'on surnomme dans le milieu "Tony le Boucher", s'est trouvé un opportun emploi d'agent technique à la mairie de Calvi, "signé juste à temps, (...) pour lui permettre d'éviter un pénible séjour en prison" rapporte Mediapart.

Et ce, au mépris de la loi, souligne le site d'information. "L'article 5 du statut général des fonctionnaires, qui s'applique à tous les agents de l'État et des territoires, qu'ils soient titulaires ou contractuels, stipule que « nul ne peut avoir le statut de fonctionnaire si les condamnations portées au bulletin numéro 2 de son casier judiciaire sont incompatibles avec l'exercice des fonctions »".

Ce qui semble avoir échappé au maire de Calvi, Ange Santini pour qui "rien ne s'y oppose". "Je ne suis ni policier, ni magistrat", ajoute l'édile. Quant à la préfecture "qui a contrôlé la légalité du travail", elle "n'y a rien trouvé à redire non plus", conclut Mediapart.  




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