Que reste-t-il des mouvements clandestins en Corse ?

Communiqué signé FLNC, image d'illustration / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP
Communiqué signé FLNC, image d'illustration / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP

Au lendemain des attentats, en l'absence de revendications, plusieurs questions demeurent sans réponses.
Des interrogations d'autant plus fortes, que de telles actions avaient totalement disparu depuis plusieurs années.

Par Lionel Luciani

Cinq attentats découverts dans la mâtiné du dimanche 10 Mars. Plusieurs résidences secondaires visées : deux à Piana, deux sur la commune de Penta di Casinca et une autre à Patrimonio en Haute-Corse.
Dans chacun des cas, des bouteilles de gaz ainsi qu'un dispositif de mise à feu ont été retrouvé sur les lieux. Des attentats simultanés qui ne sont pas sans rappeler les nuits bleues. 

Juin 2014, le FLNC-UC entame sa démilitarisation


La dernière opération similaire, s'est déroulée en décembre 2012. D'une toute autre importance. Au total, une vingtaine de villas ont été ciblé, sur place les autorités ont constaté des tags FLNC-UC (Union des combattants).

Deux ans plus tard le 24 juin 2014, cette structure annonce dans un communiqué sa démilitarisation et sa sortie progressive de la clandestinité

"Il est temps de passer à une phase nouvelle : celle de la construction d'une force politique pour gouverner la Corse et la conduire à l'indépendance" (Extrait du communiqué)

 

Mai 2016, le FLNC du 22 octobre vers un processus de paix


Autre mouvement, le FLNC du 22 octobre, issu de dissensions au sein du FLNC-UC. Dans une conférence de presse datant de 2016, le groupe se déclare lui aussi prêt à "cesser les actions militaires". À cette date, leur dernière action revendiquée a presque 10 ans.
 

"Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice de la construction apaisée de notre nation et la seule façon de contribuer à cette évolution nouvelle dans la Corse du 21e siècle est de renforcer le processus de paix." (Extrait du communiqué)


Suite à cela, deux communiqués ont été publié, le premier contre DAESH, remettant en cause la politique française internationale et l'autre pour appeler à voter la liste Pè a Corsica aux élections territoriales de 2017.

La violence clandestine avait alors disparu et laissé place à une autre forme de contestation, cette fois ci dans la rue.
 
Après les attentats du 10 mars, où en sont les mouvements clandestins en Corse

 

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