La colère et le désarroi des ex-futurs salariés "déchets" du projet Ecomouv

Lassés d'être ballottés au gré des décisions et non-décisions politiques, ils dénoncent dans un courrier tout à la fois l'inconstance du gouvernement et le désintéressement du maire de Metz alors que l'implantation d'Ecomouv sur l'ex-BA128 était un élément de compensation du départ des militaires.

Implantée sur l'ancienne Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty au titre des retructurations militaires décidées unilatéralement par le gouvernement Sarkozy, la société ecomouv n'en finit pas de prendre des coups depuis la fronde anti-Ecotaxe portée médiatiquement par le mouvement des "bonnets rouges" et relayée notamment en Lorraine par les transporteurs et les agriculteurs. Et plus encore, ce sont les CDD et stagiaires de la société, en formation depuis de longs mois pour obtenir un CDI promis mais qui ne viendra finalement pas en raison des reports successifs provoqués par des décisions politiques gouvernementales.

Désormais, ces dizaines de salariés en formation ou en CDD savent qu'ils sont condamnés, ils ne travailleront jamais pour Ecomouv et regrettent amêrement d'avoir prêté l'oreille aux promesses des politiques et de l'entreprise. Certains ont même dans cette période refusés des offres d'emplois proposées par d'autres société et se retrouvent désormais sans rien. 

"Nous sommes les déchets d’un projet du gouvernement"


Dans un courrier adressé à la député UMP Marie-Jo Zimmermann, ceux qui se présentent désormais comme "Les déchets du projet Ecomouv" font part de leur désarroi et de leur colère à l'égard du gouvernement Ayrault et du maire de Metz Dominique Gros. En voici quelques extraits :

"La pièce de théâtre qui se joue actuellement entre politiques et « irréductibles », ne concerne aucunement cette contribution mais bien un public de politiques. (...) Comment le gouvernement actuel, qui nous a vendu cette imposition comme LE palliatif aux pertes liés au retrait militaire, peut-il d’abord reporter à trois reprises puis finalement suspendre l’entrée en vigueur de cette TPL, sans penser aux conséquences humaines immédiates ! (...) Nous, dommage collatéral de ces débordements, sommes les déchets d’un projet mis en place par le gouvernement actuel et servons de combustible aux médias, sans intéresser le maire de Metz !" Le personnel d'Ecoumouv en formation.



Les Ecomouv précisent dans leur courrier les conséquences humaines et sociales de cette situation :
  • Le personnel, recruté pour récolter cette TPL, a suivi un cursus d’embauche long, du fait des divers reports, qui a fini de les broyer en les plongeant dans une précarité plus violente encore :
  • Une quarantaine d’intérimaires "recrutés et formés que l’on fait venir puis repartir au grès des humeurs de M. Ayrault."
  • Une vingtaine de conseillers de niveau 1 "dont le CDD de trois mois est mort, ce jour, de sa belle mort, alors qu’une reconduction de trois mois était prévue."
  • Cinquante-neuf recrues "entrées en formation le 28 octobre dernier, avec CDI à la clé, que l’on remercie le lendemain".
  • Des entreprises partenaires qui ont recruté en masse.

"Nous demandons aux diverses parties prenantes d’assumer leurs responsabilités puisque nous avons respecté les clauses du contrat !" Le personnel d'Ecoumouv en formation.



 

Le soutien de Masson et Zimmermann​

La député UMP Marie-Jo Zimmermann et le sénateur DVD Jean-Louis Masson ont relayé ce courrier auprès des services du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault "en rappelant qu’ils ont toujours soutenu le principe d’une écotaxe sur les poids lourds. Ils se désolidarisent donc totalement des élus de droite comme de gauche qui par démagogie s’élèvent aujourd’hui contre ce qu’ils ont voté hier."

"La situation économique en Bretagne est nettement meilleure que dans le Nord ou en Lorraine. Il n’y a donc strictement aucune raison d’accorder un régime de faveur aux Bretons." Communiqué de Marie-Jo Zimmermann et le sénateur DVD Jean-Louis Masson.




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