Plusieurs milliers de salariés sont descendus mardi 18 mars 2014 dans la rue à l'appel de quatre syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires) pour demander le retrait du pacte de responsabilité. En Lorraine les cortèges ont défilé notamment à Nancy et Metz, où les ONET se sont fait entendre.
Journée de mobilisation ce mardi 18 mars 2014, à l'appel de FO, CGT, FSU et Solidaires, en Lorraine comme dans le reste de la France où des manifestations étaient organisées contre le pacte de responsabilité du gouvernement (Qu'est ce que c'est ?).
A Nancy, le cortège est parti de la place Dombasle à Nancy à 14h30. A Metz, il s'est élancé de la place Mazelle. Parmi les manifestants, une vingtaine de salariés d'ONET santé de l'hopital de Mercy, en grève depuis ce matin pour dénoncer des conditions de travail toujours plus difficile.
Le reportage de Séverine Dangin et François Carretier :
Des milliers de salariés dans la rue pour le retrait du pacte de responsabilité
Les grèves et les manifestations "pour les salaires, l'emploi, la protection sociale, les services publics" visent en premier lieu le pacte de responsabilité, approuvé par les syndicats réformistes (CFDT, CFE-CGC, CFTC) et le patronat.
"Le gouvernement l'a décidé, le patronat l'a engendré, retrait du plan Hollande-Gattaz", scandait le millier de manifestants à Rouen (3.000 selon les organisateurs).
Côté grèves, le trafic aérien était légèrement perturbé avec des retards de plus de 30 minutes enregistrés notamment à Orly, Roissy, Lyon ou Toulouse. L'aviation civile avait anticipé la journée en demandant lundi aux compagnies de réduire leurs vols de 30% aux aéroports parisiens (Orly, Roissy et Beauvais) et de 20% à Lyon, Marseille, Lille et Toulouse. Aucune perturbation n'était en revanche signalé à la RATP et à la SNCF.
Fer de lance de la mobilisation, Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, dénonce "un pacte de complaisance", qui ne prévoit "rien" en contrepartie des 30 milliards d'euros de baisses de charges concédées aux entreprises. Son homologue de la CGT Thierry Lepaon s'en prend lui à un "pacte d'irresponsabilité" en faveur "d'un patronat assisté".
Le gouvernement n'entend pas pour autant renoncer.
"Les choses avancent, on est tout prêt de l'aboutissement sur la partie coût du travail et fiscalité", a déclaré mardi devant des journalistes le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui prévoit d'engager sa responsabilité en avril devant le Parlement sur ce projet.
"Pas des manif anti-Hollande"
Malgré la proximité avec le premier tour des municipales dimanche, les leaderssyndicaux se défendent de visées politiques. La mobilisation "n'a rien à voir avec les élections" et reste dans "un registre social et syndical", a assuré M. Mailly. Ce ne sont "pas des manifestations anti-Hollande", a renchéri son homologue de la CGT.