Risque nucléaire : Greenpeace lance un tour d'Europe en voilier depuis Fessenheim

28 ans après l'explosion dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, le risque nucléaire est toujours présent. C'est pour le dénoncer que des militants de Greenpeace vont faire pendant huit semaines un tour d’Europe à bord d’un voilier, le Beluga II.

Ce bateau était visible samedi matin sur le canal qui longe la centrale de Fessenheim.

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Greenpeace lance un tour d'Europe en voilier


Les antinucléaires de Greenpeace ont mené samedi matin une nouvelle opération devant la centrale de Fessenheim, clamant des slogans depuis un voilier posté sur le canal à l'occasion des 28 ans de la catastrophe de Tchernobyl, a constaté un photographe de l'AFP. L'ONG a lancé samedi, avec le bateau-péniche Beluga II une "tournée" en trois étapes des centrales nucléaires, en France, en Suisse et en Allemagne, menée en parallèle à la campagne des européennes. 

  Le Beluga II, un bateau-voilier de Greenpeace de 33 mètres de long est arrivé devant la centrale de Fessenheim à 10 heures avec trois banderoles anti-nucléaires déployées sur ses mâts, et une dizaine de militants visibles sur son pont. L'une des banderole appelait en anglais les responsables politiques à "cesser de mettre l'Europe en danger" (Stop risking Europe). "Centrales vieillissantes: fermez-les", clamait une autre hissée sur le côté, tandis qu'une troisième rappelait en allemand que la "Radioactivité ne connaît pas de frontière". Sur le canal du Rhin, la péniche au macaron arc-en-ciel, effectuait de petits allers-retours. "Le bateau bouge en permanence car un arrêté préfectoral lui interdit de s'arrêter sur place", a expliqué Yannick Rousselet, un porte-parole de Greenpeace France. 

Un zodiac de l'ONG était également visible à proximité de la péniche, encadré par une vedette de la police. "Monsieur Hollande, une vraie transition énergétique maintenant", pouvait-on lire sur une pancarte. Une trentaine d'antinucléaires allemands, membres d'un collectif pour la fermeture immédiate de Fessenheim, basé outre-Rhin à Müllheim, étaient arrivés sur les lieux en fin de matinée pour assister à l'opération. Le préfet avait pris un arrêté pour faire fermer les berges aux véhicules et aux piétons. Le Beluga II devait quitter la zone de la centrale en milieu de journée. "Nous lançons cette opération devant Fessenheim pour relier les deux symboles de l'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (le 26 avril 1986) et celui des centrales vieillissantes à fermer", a souligné Yannick Rousselet. 

Après Fessenheim, le Beluga II est attendu devant les centrales de Beznau (Suisse) et Philipsburg (sud-ouest de l'Allemagne), "symboliques du vieillissement du nucléaire en Europe". Il fera aussi étape à Strasbourg (8-12 mai) et à Metz (3-4 juin).
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