Déchets radioactifs de Bure : rancœurs enfouies

A l'occasion d'une visite le 2 mai 2014 dans le secteur de Bure dans la Meuse, et à proximité du centre d'enfouissement des déchets radioactifs, Sandrine Bélier, tête de liste Europe Ecologie dans le Grand Est pour les européennes a tenté de convaincre les opposants qui avaient fait le déplacement.

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L'ambiance était plutôt tendue à Couvertpuis dans la Meuse ce vendredi 2 mai. Sandrine Bélier, tête de liste Europe Ecologie dans le Grand Est pour les élections européennes du 25 mai, avait décidé d'aller à Bure, à proximité du centre d'enfouissement des déchets radioactifs. Elle aurait pu se rendre à la "Maison de la Résistance", un lieu d'opposition au site de l'ANDRA et gérée par le collectif Bure Zone Libre mais elle n'était pas la bienvenue. 

Sandrine Bélier était pourtant accompagnée de Michèle Rivasi, tête de liste Europe Ecologie Sud-Est, spécialiste des questions nucléaires et fondatrice de la CRIIRAD, mais les associations d'opposants avaient bel et bien décidé de boycotter la rencontre.
Seuls des représentants de l'EODRA (Association des Elus de Lorraine et de Champagne-Ardenne Opposés à l’enfouissement des Déchets RAdioactifs et favorables à un développement durable) et Habitants Vigilants, riverains du secteur, ont consenti à échanger avec les deux femmes.

Des rancœurs et des espoirs déçus

L'image d'Epinal d'écologistes opposés à l'énergie nucléaire envers et contre tous semble un peu jaunie. Par la voix de ceux qui étaient présents, Sandrine Bélier et Michèle Rivasi se sont vu reprocher les prises de position de Dominique Voynet, qui en 1997 avait en tant que ministre de l'écologie signé le décret autorisant le laboratoire meusien.

Il y a une vraie défiance des associations et des habitants envers le politique au regards des compromis qui ont été fait à une époque où l'on a désigné le secteur du Bure comme poubelle radioactive de la France avoue Sandrine Bélier.


 "Aujourd'hui il faut dire non au nucléaire et non à l'enfouissement profond des déchets produits depuis des années" poursuit-elle.

 Un message reformulé par Michèle Rivasi, députée européenne et fondatrice de la CRIIRAD :  

"Il faut arrêter le nucléaire qui est mortifère et nous, à Europe Ecologie on est pour la vie".


Mais le message a beau être clair, les opposants ne cessent de dénoncer des postures. Les deux femmes n'ont pas pour autant baisser les bras et ont pris l'engagement de renouer le dialogue. Elles devront surtout convaincre que l'ensemble des élus écologistes européens est capable d'adopter sur le nucléaire une pensée unique. Et ça, ce n'est peut-être pas gagné.
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