Vosges : cri de colère des aides à domicile

Une manifestation des aides à domicile est prévue à Épinal, vendredi 23 mai 2014. Les salariés du secteur défileront en partie dans leurs voitures. Une manière symbolique de protester contre les frais de déplacement quelques jours avant l'examen par le Parlement du projet de loi sur la dépendance.

Les aides à domicile défilent vendredi 23 mai 2014 dans le centre-ville d'Épinal. Ces salariés réclament une meilleure reconnaissance de leur travail, quelques jours avant la présentation du projet de loi sur la dépendance au parlement. Ce rassemblement concentre plusieurs revendications nationales et locales.

Un cri d'alarme destiné à l'État :

Les grévistes déplorent un blocage des salaires depuis 2009. Ils réclament des aides gouvernementales pour soutenir les travailleurs, mais également les usagers. " Les usagers devraient bénéficier de nos services quelque soit leurs revenus ", explique Michel Tommasini, responsable CGT des aides à domicile dans les Vosges.

Selon ce syndicaliste, le secteur de l'aide à domicile est délaissé, car il est encore associé à un travail féminin. " Nous voulons donc pousser un cri de colère pour que notre travail qui est parfois difficile soit reconnu à sa juste valeur. "

Les instances locales en ligne de mire :

Une cinquantaine d'aides à domicile défileront en voitures dans le centre d'Épinal avant de se rendre devant le siège de l'ADMR. Un choix symbolique qui fait écho à l'épineuse question des frais de déplacement. Actuellement, l'ADMR des Vosges emploie 1.300 aides à domicile et facture les frais de déplacement selon le rapport 1 km / 1 minute. Au vu de la géographie du département et des conditions climatiques en hiver, les salariés jugent ce ratio totalement en dehors des réalités.

Afin de ne pas perturber les soins essentiels, la manifestation débutera à 14h. Le cortège de véhicules promet d'être très bruyant. Des casseroles et des boîtes de conserve seront installées à l'arrière des automobiles" Les usagers nous ont fourni ces ustensiles, ils nous soutiennent dans notre mouvement, car on lutte également pour la baisse du tarif des soins ", indique Michel Tommasini.

Cette protestation ne sera qu'un début. " D'autres rassemblements plus massifs seront organisés dans les semaines à venir ", promet le syndicaliste.