Suisse/France : plaidoyer bâlois pour l'EuroAirport

Le trafic passagers de l'année écoulée a augmenté de 10%
Le trafic passagers de l'année écoulée a augmenté de 10%

Deux responsables bâlois ont pris la défense de l'EuroAirport, l'aéroport france-suisse de Mulhouse-Bâle, dans un entretien publié vendredi à la
fois en français et en allemand pour s'assurer que leur position soit entendue à Paris.

Par Danièle Léonard

"Nous devons rappeler à Paris que l'EuroAirport est un succès car nous coopérons de manière pacifique et constructive depuis 65 ans", a déclaré Thomas Weber, le chef du département de l'économie du canton de Bâle-Campagne, dans les colonnes du quotidien régional publié habituellement en allemand. "L'esprit français et le pragmatisme suisse font un mariage heureux", a-t-il ajouté.

Les deux élus ont souligné l'importance vital de cet aéroport pour la région. "Si nous ne pouvons plus l'exploiter comme avant, notre région perdra en attractivité et certaines entreprises envisageront de déménager", a de son côté déclaré Christoph Brutschin, son homologue du canton de Bâle-ville.

Installé entièrement sur le territoire français, l'Euroairport bénéficie depuis sa création en 1949 d'un statut binational unique au monde, devenu depuis peu une source de malentendus récurrents et de longues négociations entre la France et la Suisse.

La France a informé récemment les autorités du canton de Bâle-Ville qu'elle imposera sa fiscalité dès 2015 aux entreprises du secteur à statut suisse de l'aéroport, taxées aujourd'hui selon le droit suisse.

Fin août, des élus alsaciens s'étaient réunis dans l'enceinte de l'aéroport, faisant front commun pour pousser le gouvernement à être plus conciliant dans ses négociations avec la Suisse.

"Les recettes fiscales ne peuvent pas être seules en cause. Les emplois sont au premier plan", a fait valoir Christoph Brutschin, qui a dit être en "contact étroit" avec "nos amis alsaciens".

Les deux élus entendent encore  convaincre leurs partenaires français que "la volonté commune" des pionniers qui avait conduit à la création de cet aéroport est toujours valable aujourd'hui. "La porte n'est pas fermée", a affirmé Thomas Weber.

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