• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Nancy, banderole homophobe lors de la Marche des fiertés 2014 : prison avec sursis

La banderole homophobe déployée le 31 mai 2014 à l'occasion de la Marche des fiertés à Nancy. / © France 3 Lorraine
La banderole homophobe déployée le 31 mai 2014 à l'occasion de la Marche des fiertés à Nancy. / © France 3 Lorraine

Un étudiant et un jeune salarié, sous la bannière du groupuscule néofasciste Lorraine Nationaliste, ont été respectivement condamnés à 8 mois et 6 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nancy (54), vendredi 30 janvier 2015, pour avoir déployé une banderole homophobe menaçante.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Un étudiant et un jeune salarié, âgés de 23 et 21 ans, ont été respectivement condamnés, vendredi 30 janvier 2015, à 8 mois et 6 mois d'emprisonnement avec sursis avoir déployé une banderole homophobe menaçante lors de la Marche des fiertés à Nancy.

Le tribunal correctionnel de Nancy a intégralement suivi les réquisitions du parquet, en condamnant également les deux hommes à un stage de citoyenneté.

Lors de la Marche des fiertés lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) le 31 mai 2014 à Nancy, les deux jeunes hommes avaient déployé une banderole du groupuscule néofasciste Lorraine Nationaliste sur un parking surplombant le défilé, sur laquelle était inscrit "Allez brûler en enfer".
Ils avaient par ailleurs proféré des insultes homophobes.

Les deux prévenus ont refusé de s'expliquer lors des débats vendredi, après avoir déjà gardé le silence lors de leur garde à vue.

Le plus âgé d'entre eux, déjà condamné en 2011 pour violences, se revendique par ailleurs comme un membre du mouvement étudiant d'extrême droite GUD (Groupe Union Défense).

"La défense contestait la qualification des faits, en arguant de la liberté d'expression. Or, il s'agissait sans conteste de véritables menaces de mort, préméditées, pas des propos qui dépassent la pensée lors d'une altercation par exemple." Me Stéphane Massé, avocat de l'association partie civile.


Les deux jeunes hommes ont par ailleurs été condamné à verser 3.000 euros de dommages et intérêts à cette association.

Compte-rendu d'audience de Jean Baudin et Jean-Pierre Petitcolas :
Nancy : prison avec sursis pour banderole homophobe

 

Sur le même sujet

Les avantages de l'achat groupé de fioul

Les + Lus