Agriculture. La pleine saison des légumes d'Alsace, "dans ce champ de 20 ares, nous récoltons 300 à 400 kilos de courgettes par jour"

Tomates, courgettes, premiers poivrons... Les 300 maraîchers alsaciens sont en pleine récolte dans les champs et sous les serres. Des légumes locaux qui promettent d'être bons cette année et qui ont, pour certains, de l'avance sur les années précédentes.

Des salades, des concombres, les premiers poivrons... Vous en cultivez peut-être dans votre jardin pour vous régaler durant l'été. Nous avons rencontré deux maraîchers en pleine récolte de courgettes et de tomates. Des centaines de kilos de légumes qui seront vendus en direct, sur les marchés et dans les supermarchés ou aux restaurateurs.

A Strasbourg, Kevin Criqui et ses collègues sont dans les champs. Le tapis de récolte déployé, une personne par rangée et c'est parti pour la cueillette des courgettes. "Dans ce champ de 20 ares, on a huit rangées. Nous récoltons 300 à 400 kilos de courgettes par jour. Nous avons encore la même surface sous les serres" explique ce maraîcher de L'îlot de la Meinau. "On récolte les courgettes, on les dépose, puis elles sont disposées dans des cagettes. Une fois lavées, elles seront stockées et distribuées aux restaurateurs et sur les marchés".

Courgettes, aubergines, poivrons, les récoltes s'enchaînent sur les 11 hectares de l'exploitation. Des légumes qui seront vendus directement dans le magasin attenant ou sur les marchés et auprès des restaurateurs. Des légumes dont le prix n'a pas augmenté.

8.000 plants de tomates et 30 variétés

A Sélestat, Denis Digel est dans ses serres qui abritent notamment concombres et tomates. "Les tomates ont de l'avance. L'an dernier, il n'a pas arrêté de pleuvoir entre mai et juillet. Cette année, la météo est plus favorable" explique le maraîcher. Rouges, jaunes, longues, petites... Denis Digel a semé une trentaine de variétés différentes. Des tomates "ananas", des "Doly", des "Ivorino", il y en a pour tous les goûts. Souvent des variétés anciennes, à nouveau, appréciées par les consommateurs. "Les clients sont en demande. Ils ne veulent pas que des tomates rouges, ils recherchent d'autres couleurs et des tomates de qualité".

Des légumes qui sont de moins en moins traités grâce à de petites abeilles qui mangent les nuisibles. "Voici une micro-ruche qui contient 100 abeilles minuscules. Elles vont se disperser dans la serre et avaler les pucerons. Donc je n'ai plus de pucerons. Ces 100 abeilles mangent les pucerons et se reproduisent aussi. Du coup, je n'utilise plus aucun produit insecticide".