L'Alsace bat tous les records de température en février, "c'est comparable à 2003", l'agriculture première victime

Le mois de février est le plus chaud jamais enregistré en Alsace avec une hausse moyenne de 5 degrés par rapport à la normale. Le service météorologique Atmo-Risk alerte sur un épisode qui pourrait grandement impacter l'agriculture.

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Il aura fallu attendre le 29 février pour observer du gel à Strasbourg-Entzheim, le seul et unique jour de gel du mois. Le constat est inédit pour le territoire et a de quoi alerter les agences météorologiques alsaciennes. Avec une hausse de 5 degrés par rapport à la normale, le mois de février a été le plus chaud de l'histoire de l'Alsace.

"Dis comme ça, ça ne semble pas beaucoup, mais c'est tout simplement énorme sur un mois entier. Cet écart, on ne l'observe presque jamais", explique Christophe Mertz. Le météorologue chez Atmo-Risk compare cet épisode à celui de 2003, où une canicule historique avait touché la France. "L'écart de température est similaire."

La température moyenne est de 8,5 degrés avec des maximales moyennes autours des 12 degrés. "Pour vous faire une idée, ce sont les standards de villes méditerranéennes comme Nîmes ou Montpellier", alerte-t-il.

L'agriculture, première victime de ce dérèglement climatique

Cette douceur exceptionnelle trouve deux origines. La première est naturelle et concerne le jeu des anticyclones et des dépressions qui ont été favorables à une hausse des températures. C'est ce paramètre qui a notamment offert à l'Alsace de nombreux nuages et jours de pluie en février. "C'est l'explication normale, mais le phénomène a été accentué par le réchauffement climatique, souligne Christophe Mertz. Ces périodes douces sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues."

Les agriculteurs, notamment les arboriculteurs, devraient être les plus touchés par ce réchauffement du climat. Les températures, anormalement élevées pour la période, réveillent les végétaux plus tôt que prévu. "Les arbres fruitiers vont être beaucoup plus vulnérables aux gels prévus en mars ou avril", avertit le météorologue. Les pertes fruitières pourraient ainsi être importantes cette année pour les agriculteurs alsaciens.