Les Jeux olympiques avec l'Alsacien Romain Heinrich : "L'arrivée à Pékin? Une épreuve de sprint de 48h!"

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Le pilote de bobsleigh haut-rhinois Romain Heinrich vit en Chine sa troisième aventure olympique. Il a accepté de nous livrer ses impressions et anecdotes tout au long de la quinzaine. A commencer par son arrivée le 1er février.

Son sourire s'entend au téléphone. "Je suis super content d'être arrivé. Le site de compétition est magnifique, le village olympique très joli... c'est une joie d'être là!" Romain Heinrich est né à Kaysersberg il y a 32 ans et il est l'un des deux athlètes alsaciens présents à Pékin.

Après avoir passé une bonne partie du mois de janvier le plus isolé possible, afin d'éviter tout risque de contamination, le pilote alsacien, pièce maîtresse du bobsleigh français, est arrivé en Chine le 1er février, pour tout de suite démarrer les entraînements sur la piste olympique. Après 48 heures "de sprint", il prend enfin le temps de se poser pour nous donner ses premières impressions.

Le voyage

"Nous avons passé à peu près 9 heures dans l'avion. J'ai essayé de ne pas trop dormir pour commencer à absorber le décalage horaire et espérer une vraie première nuit en arrivant. Le plus long, c'était finalement l'attente entre l'atterrissage et l'arrivée au village olympique : il faut bien compter 5 ou 6 heures, le temps d'effectuer les formalités administratives et évidemment les tests sanitaires.

En plus, une fois arrivés, nous sommes tout de suite allés à la piste pour retrouver notre bobsleigh, le préparer pour l'entraînement du lendemain matin. Le matériel a voyagé par fret aérien avant nous, il fallait qu'il arrive à tout prix avant le 1er février, jour du Nouvel An chinois, parce que les Chinois ont alors 7 jours de vacances et il fallait passer les contrôles douaniers! Une course contre la montre...qui s'est parfaitement passée!

La météo nous aide aussi à bien digérer le voyage et absorber le décalage horaire. Il y a du soleil, et donc de la lumière, de la vitamine D. Même s'il fait assez froid, -15 degrés la nuit, -5 la journée, on est en forme!"

L'ambiance Covid

"Il y a bien plein de personnels en blouses blanches partout, mais franchement, par rapport au moins d'octobre, quand nous étions venus en stage pour découvrir le site, je trouve que ça s'est fluidifié, c'est moins anxiogène... A ce moment-là, ils mettaient de la javel partout, il y avait de produits chimiques partout. Ce n'est plus le cas. On est sûrement mieux préparé que d'autres athlètes, puisque nous étions là en octobre.

En revanche, le vrai stress a été de gérer les cas Covid dans notre équipe de France de bobsleigh. Il y en a eu plusieurs en janvier, et mon coéquipier Dorian Hauterville avait encore des résidus de virus dans son test en arrivant, alors qu'il avait été testé négatif en partant. Il est resté à l'isolement 36 heures dans sa chambre, surveillé de près, et a raté le premier entraînement.

Nous sommes testés chaque jour, heureusement parfois par prélèvements salivaires! 

Nous prenons en photo le numéro de chaque test effectué, au cas où nous devrions poser réclamation. Il n'y a pas de psychose, mais il faut être rigoureux.

Romain Heinrich, pilote de bobsleigh

Nous restons exclusivement dans la bulle sanitaire des sites olympiques, y compris par exemple pour aller à la piste de bobsleigh : elle est à 500 mètres de l'hôtel, mais c'est une navette qui nous emmène. C'est le protocole."

Le village olympique

"Il y en a 3 au total, nous sommes dans le plus petit, celui de Yanqing, au nord de Pékin. Il rassemble l'équipe de bobsleigh donc, mais aussi le ski alpin.

Nous sommes une vingtaine d'athlètes français, tous au même étage de l'hôtel, qui a été mis aux couleurs de la France. C'est très sympa, très convivial, ça fait plaisir d'être ensemble.

Je n'ai pas encore eu le temps de vraiment me balader dans le village, car on a eu tout de suite deux jours d'entraînement, mais il est très joli. Au niveau architectural, ils ont fait des efforts, ce sont de petits bâtiments, pas plus de 5 étages, et le tout paraît très convivial. Je vais avoir cinq jours sans entraînement sur glace, j'en profiterai pour le découvrir mieux, voir les lieux de convivialité et de détente qui nous sont proposés. Au niveau du restaurant, aucun problème, ils proposent de la cuisine du monde entier."

La piste 

"Quel bonheur de la retrouver! Je l'avais trouvée très bien en la testant en octobre et je la trouve toujours magnifique... Nous avons tout de suite pu nous entraîner dessus pendant deux jours : le premier nous a servi à reprendre nos marques, et sur le deuxième, nous avons déjà pu travailler à haute vitesse. C'est vraiment le but jusqu'à la compétition : aller vite sur tous les passages et s'améliorer sur chaque virage, chaque section.

Dès le 2e jour d'entraînement, nous sommes allés plus vite qu'au stage d'octobre, c'est donc très bien! On a pu filmer nos passages et ceux de nos concurrents grâce à 5 caméras sur le parcours, nous allons pouvoir travailler aussi en vidéo, voir ce qui marche bien...

Les 5-6 prochains jours, nous n'aurons pas accès à la piste, ce sera surtout entraînement physique, sprint, musculation... Nous allons aussi peaufiner les réglages de notre bobsleigh. Puis nous aurons à nouveau 6 descentes d'entraînement avant la course de bob à 2, et pareil avant la compétition de bob à 4."

Romain Heinrich sera en compétition les 14 et 15 février en bob à 2, puis les 19 et 20 février en bob à 4. Il participera le 4 février à la cérémonie d'ouverture. L'ensemble du programme olympique est diffusé sur les antennes de France Télévisions, vous trouverez ici le détail des épreuves.

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