Météo : l'explosion d'un volcan des îles Tonga a perturbé la pression atmosphérique en Alsace

Publié le Mis à jour le

Le volcan situé entre les îles Hunga Tonga et Hunga Ha'apai, en Océanie, est entré en éruption. L'onde de choc a brièvement perturbé la pression atmosphérique alsacienne, dans la soirée du samedi 15 janvier.

On dit parfois (ou plutôt Bénabar chante) que le battement d'aile d'un papillon quelque part au Cambodge peut provoquer un orage sur un autre continent. Sans aller jusque-là, les stations météorologiques en Alsace ont perçu un effet de l'éruption d'un volcan... situé en Océanie.

Un volcan qui a formé les îles Hunga Tonga et Hunga Ha'apai, dans le royaume insulaire des Tonga. Ce dernier est entré en éruption, et l'onde de choc s'est largement propagée.

Nos collègues de Nouvelle-Calédonie La Première rapportent que l'explosion a été ressentie sur une large partie du pourtour de l'océan Pacifique. En Alsace (et plus généralement en France), point d'alerte au tsunami, de détonation audible ou de vitres cassées. Mais un léger changement de pression atmosphérique causé par ce volcan pourtant distant de 17.000 kilomètres (voir sur la carte ci-dessous).


Florian Knoll, responsable prévisionniste de Météo Suivi Alsace (MSA), a expliqué à France 3 Alsace que la pression de l'air en Alsace a baissé de deux hectopascals. Elle est plus précisément passée de 1028 à 1026 hectopascals. D'abord à 20h50 (heure alsacienne), le samedi 15 janvier 2022; puis à 02h20 le dimanche 16 janvier. 

"Ça n'a pas d'impact sur la météo", a précisé Florian Knoll, comparant le phénomène à "un doigt dans un verre d'eau créant une ondulation quand on le pose à la surface" (on lui devait déjà les explications sur la neige industrielle tombée la veille sur la région alsacienne). Il s'agit d'une variation "imperceptible pour l'Homme et sans la moindre conséquence pour notre région", a par ailleurs indiqué MSA (voir la publication Facebook ci-dessous).


L'occasion de constater que "la nature peut se déchaîner en un point précis du globe, et être ressentie à l'autre bout du monde". Selon Florian Knoll, il s'agit d'un évènement "rare", sans non plus être exceptionnel. "On a pu mesurer ça car on a les outils pour." Et nous apprendre quelque chose.