Téléphone : les dernières cabines publiques vont disparaître

© Maxppp Jean-François Frey
© Maxppp Jean-François Frey

Il reste 5 cabines téléphoniques publiques dans le Bas-Rhin et 34 dans le Haut-Rhin, nous apprend jeudi matin le journal L'Alsace. Elles seront toutes démontées d'ici la fin de cette année.

Par PhD

Pour les nostalgiques qui voudraient une dernière fois apercevoir une cabine pas trop loin de chez eux, Orange a indiqué les noms des localités où il est encore possible d'en trouver :
  • dans le Bas- Rhin : Strasbourg, Bernardvillé, Saint-Pierre-Bois, Albé et Duppigheim
  • dans le Haut-Rhin : Mulhouse, Pfastatt, Saint-Louis ou Turckheim

Depuis que tout le monde ou presque possède un téléphone portable, les cabines sont de moins en moins utilisées : "moins d'une minute par jour et par cabine en moyenne", sur l'ensemble du territoire français, confirme Orange-Est. Les conserver malgré tout signifie qu'il faut aussi les entretenir, les réparer et cela coûte cher : elles génèrent aujourd'hui des pertes de l'ordre de 10 millions d'euros par an en France. Raison pour laquelle les cabines vont être retirées de la voie publique et recyclées ensuite par l'entreprise Veolia qui se chargera de récupérer l'aluminium et le verre.

Sur l'ensemble du pays, il reste encore 5450 cabines à démanteler. Il y en avait 300.000 il y a 20 ans. En 2000, ces cabines généraient 516 millions d'euros de chiffre d'affaires. Entre 2012 et 2015, leur fréquentation a baissé de 90%. 

Il avait un temps été décidé de maintenir certains équipements dans les zones dîtes "blanches" où les portables ne fonctionnent pas très bien. Mais la loi française n'oblige plus les communes à s'équiper d'au moins une cabine téléphonique depuis août 2015. Et Orange s'était engagé à faire disparaître ces zones pour la fin 2016. Bien finies les cabines cette fois. 

Conserver les cabines ? 

C'est possible et les idées sont nombreuses. 1257 cabines ont déjà été sauvées et transformées en mini-bibliothèques en France. Celle de Kaysersberg-Vignoble est par exemple devenue une boîte à lire qui fonctionne depuis plus d'un an à proximité du musée Schweitzer. Les mairies sont d'ailleurs souvent à l'origine de ces initiatives. 
© Maxppp Vanessa MEYER
© Maxppp Vanessa MEYER


Au Royaume Uni, les cabines rouges sont elles aussi appelées à disparaître du paysage. British Telecom (BT) veut les supprimer d'ici à 2022. Certaines sont à vendre sur des sites comme E-Bay ou ont trouvé place dans des galeries d'art.

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