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Affaire Fourniret et le “gang des postiches”. Y a -t-il une lueur d'espoir de retrouver le corps de Farida Hammiche ?

Michel Fourniret lors de son audition au procès de Versailles / © Thierry Doudoux
Michel Fourniret lors de son audition au procès de Versailles / © Thierry Doudoux

Au troisième jour du procès de Michel Fourniret et Monique Olivier, y a-t-il une lueur d'espoir pour trouver le lieu où se trouve le corps de Farida Hammiche, tuée 30 ans plus tôt ?

Par Brice Bachon

Peut-être une lueur d’espoir pour les familles

C’est dans un moment d’énervement et d’agressivité, lors de son échange avec Maitre Seban (avocat des parties civiles), que Fourniret lâche à demi-mots qu’il existe peut être une carrière de sable « propice à enterrer des corps ». Une carrière de sable située à quelques centaines de mètres de son domicile des Yvelines.

C'est donc là un espoir pour la famille de Farida et pour ses avocats d’entamer une nouvelle enquête mais surtout, de nouvelles recherches pour enfin peut-être retrouver le corps dans le secteur de Rambouillet. C’est en tout cas ce qu’évoque Me Seban, à la sortie de l’audience.


Ecoutez Me Seban à la sortie de l'audience de ce jour


La provocation d’un tueur sans scrupules

Il n’est pas impossible que dans mon subconscient, quelque chose réapparaisse, laissez-moi votre carte.

Voilà ce que répond, non sans provocation, Fourniret à Me Bancarel-Lancien, avocate de la partie civile, lorsqu’elle lui demande un peu plus tard, de se montrer sincère et respectueux et de dévoiler, 30 ans après les faits, où est précisément le corps de Farida Hammiche.

L'avocate l'interroge avec calme et bienveillance, comme pour essayer de l’attendrir et de l’emmener sur le chemin de la vérité et de la compassion. Elle veut vérifier ce que vient de dire Fourniret, et de retrouver cette carrière de sable, où il dit qu'il aurait peut-être pu enterrer le corps. Mais l’ogre des Ardennes reste impassible, il n'en dira pas plus.

Ses traits « d’humour » finissent par agacer la salle, dont il se joue depuis plus de deux heures.

"Je n’en ai pas souvenance"

« Je n’en ai pas souvenance », une phrase que répète sans cesse Fourniret, lorsqu’il ne veut pas répondre. Il fait mine de ne pas se souvenir, en cherchant, en se grattant l’arrière du cou, en se raclant la gorge.
Mais soudain, des éclats de mémoire ressurgissent comme par magie.
Exemple avec ce que lui dit Farida Hammiche, juste avant qu’il ne l’exécute "Je ne me souviens pas comment je l’ai tué, mais je me souviens de ce qu’elle m’a dit, cette phrase m’est resté en tête" :

Ne me tue pas comme ça.

Tout comme ce souvenir, exact et très précis de l’endroit où il échange les lingots et les pièces d’or « sur la place de Paris, une enseigne des frères Langdmann… »
 
Fourniret lors de son audience à Versailles / © Thierry Doudoux
Fourniret lors de son audience à Versailles / © Thierry Doudoux

Cette journée a été glaçante pour la famille de Farida, où elle voit s'exprimer l'homme qui a tué Farida.

Ou encore, on découvre une audience ébahie, lorsqu'en pleine interrogatoire, Fourniret s'accoude à la barre, et se met à siffloter, tête baissée, comme pour montrer que rien ne l'atteint et qu'il est encore sûr de lui, maître de "son" affaire.

Le verdict est attendu ce vendredi, en fin de journée. A suivre ici sur notre site internet.


Ecoutez ici le compte rendu de cette journée par Charles-Henry Boudet

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