Ardennes : la Saint-Valentin, un temps fort au Jardin des Parliers, la seule exploitation horticole du département.

Un couple de passionnés de fleurs est installé depuis 1997, à Viel-Saint-Remy, dans les Ardennes. Pour la fête des amoureux, ils vendent autant de bouquets qu’en une semaine.

François-Thomas et Nadine Henry sont horticulteurs dans le village de Viel-Saint-Remy, au nord de Rethel, dans les Ardennes. Ils y cultivent des fleurs en plein champ, dans deux tunnels et deux serres. Depuis 1997, ils sont installés sur une exploitation d’un hectare. Ils ont ces derniers mois pu bénéficier du bouclier tarifaire pour faire face aux hausses du gaz et du fuel. Mais les charges n’ont pas disparu.

 Il y a notamment la chambre froide où séjournent les fleurs une semaine avant d’être vendues. D’autre part, ils ont le projet d’installer une chaufferie à bois déchiqueté.

"On chauffe peu", déclare Nadine Henry, "mais dans les serres, les fleurs ne s’épanouissent pas si elles ont froid". La  Saint-Valentin n’est pas que la fête des amoureux, c’est aussi un jour adoré par les fleuristes et les producteurs de fleurs.

 

Autant de bouquets pour cette journée qu’en une semaine

Les Marnais qui fréquentent le marché du Boulingrin à Reims, connaissent bien François-Thomas et Nadine Henry. Ils y sont présents chaque samedi. Aux beaux jours, ils viennent également vendre leurs fleurs le dimanche sur le marché Jean Jaurès. Ils ont aussi installé un distributeur à Bétheny, près de Reims : 18 casiers dont deux pour de grands bouquets. Pour la Saint-Valentin, il faut composer davantage de bouquets et aller les réapprovisionner.

On essaye de garder les mêmes tarifs tout au long de l'année. On propose des bouquets à partir de7€ et jusqu'à 30€.

Nadine Henry, horticultrice.

Au cœur de l’hiver, il n’est pas facile d’être autosuffisant. "On compose des bouquets avec beaucoup de feuillages, des baies de roses, des chrysanthèmes", dit Nadine Henry, "mais on est obligé pour compléter, d’acheter un peu de roses, de gerbéra et dalstroemeria dans le Var. L’installation d’une chaudière nous permettrait de ne plus acheter ailleurs".

 

Moins de fleurs pendant l’année

François-Thomas Henry, marnais d’origine, "a toujours adoré les fleurs", raconte son épouse.  "Adolescent, il travaillait déjà dans ce domaine. C’est à Douai qu’il a préparé son BTS horticole. Il s’est installé après".

D’une année à l’autre, la Saint-Valentin se maintient. "On travaille pas trop mal", assure Nadine Henry.  "On essaye de garder les mêmes tarifs tout au long de l’année. On propose des bouquets à partir de 7€ et jusqu’à 30€".

Les habitudes des clients ont tout de même évolué ces dernières années. Les gens d’une manière générale achètent un peu moins de fleurs. "Avant, les gens prenaient des bottes de dix fleurs, aujourd’hui ils choisissent 3 ou 5 tiges seulement", dit-elle.

Au Jardin des Parliers, on traite un peu, et l’on utilise un peu d’engrais tout de même. "La terre n’est pas facile à travailler, surtout l’hiver ou quand il pleut et qu’elle est lourde", précise Nadine Henry. Le couple d’horticulteurs donne la priorité aux rosiers parfumés ou non, et aux rosiers de jardin.

Les tulipes vont bientôt sortir, signe que le printemps approche. Mais ces derniers jours, c’est à la Saint-Valentin que se sont consacrés  les deux passionnés de fleurs.

 

 

 

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