Après le séisme, la communauté marocaine de France s'organise pour aider les victimes

À Charleville-Mézières, un chirurgien-dentiste a lancé une cagnotte et créé un comité de soutien avec ses amis, le 9 septembre, pour venir en aides aux victimes du tremblement de terre.

"C'est difficile, il y a beaucoup d'émotion". La gorge serrée, Nadi Bakkali n'en revient toujours pas. Ce chirurgien-dentiste franco-marocain qui habite Charleville-Mézières se sent impuissant après le terrible tremblement de terre qui a frappé le Maroc dans la nuit du 8 au 9 septembre : "Le malheur s'abat sur ce pays alors qu'il commençait à émerger économiquement... mais on ne peut rien y faire", souffle-t-il. 

Sa famille installée pour partie à Marrakech et pour l'autre, au nord du Maroc, est en bonne santé : "Ils ont de la chance, mais ils ont ressenti les secousses. Sur place, c'est la tristesse et la désolation."

Il y a énormément de dégâts. Dans le sud, les habitations sont parfois anciennes, faites en terre et en argile.

Nadi Balkkali, chirurgien-dentiste franco-marocain

Depuis le tremblement de terre, son téléphone n'arrête pas de sonner. Proches et amis veulent aider. Mais pour l'heure, difficile de joindre les institutions : "j'ai essayé d'appeler le consulat et l'ambassade du Maroc, mais je n'ai réussi à avoir personne ce week-end. On aimerait connaître les priorités : faut-il des tentes ? Des couvertures ?

Une cagnotte pour aider les victimes

En attendant, Nadi Bakkali a lancé, avec l'association Stop la haine de l'autre, une cagnotte pour venir en aide aux victimes qui a déjà récolté plus de 2500 euros : "L'argent c'est important pour aider. Je vois qu'il y a des cagnottes qui sont créées de partout, certaines avec des sommes conséquentes. C'est encourageant". 

Le chirurgien-dentiste a également créé un comité de soutien avec plusieurs de ses amis "pour organiser l'aide" au mieux.  "Demain, j'essaierai de nouveau d'appeler les institutions. J'aurais peut-être plus de chance" dit-il.