Ardennes : ce qu'il faut savoir sur le procès de l'ex-numéro 2 de la police qui se tient ce lundi

Philippe Moronval est accusé d'avoir divulgué des informations à des dealers sur une affaire en cours. Il avait été mis en examen et suspendu de ses fonctions en février 2016.

 Philippe Moronval est jugé devant le tribunal de Charleville-Mézières.
Philippe Moronval est jugé devant le tribunal de Charleville-Mézières. © Archives - France 3 Champagne-Ardenne

Des informations qui pourraient coûter cher. Ce lundi 7 juin, Philippe Moronval est jugé devant le tribunal de Charleville-Mézières dans l'après-midi. Il est accusé d'avoir divulgué des informations à des dealers alors qu'une enquête était en cours. Pour "révélation d'informations sur une enquête pour crime ou délit à une personne susceptible d'y être impliquée", l'ex-commissaire risque jusqu'à deux ans de prison. France 3 Champagne-Ardenne fait le point sur ce qu'il faut savoir pour suivre cette audience.
 

A partir de sa mise en examen en février 2016, Philippe Moronval a été suspendu de ses fonctions d'adjoint du directeur départemental de la sécurité publique des Ardennes. "Le fonctionnaire de police d'une cinquantaine d'années, soupçonné de plusieurs faits de révélations depuis 2014, a été présenté à un juge et placé sous contrôle judiciaire qui lui interdit d'exercer ses fonctions", indiquait à l'époque, le procureur de Charleville-Mézières, Laurent de Caigny en février 2016.
 

Selon le magistrat, c'est en janvier 2015 que le parquet a été avisé de faits de "violation du secret de l'enquête", notamment dans le cadre d'une affaire de trafic de produits stupéfiants pouvant mettre en cause un fonctionnaire de police haut placé. Une enquête de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) avait permis de conforter les soupçons en établissant plusieurs éléments à charge à l'encontre du commissaire, mais sans mettre en évidence des contreparties.

En garde à vue, "l'ancien policier originaire des Ardennes aurait (...) reconnu une partie des faits pour rendre service à des connaissances, sans en mesurer les conséquences", selon l'Ardennais.
 

L'audience devait initialement se tenir en mars 2018. Elle avait finalement été reportée à mars 2021 puis au 7 juin, pour des raisons de santé, rapporte le quotidien ardennais. En mars dernier, son avocat, Patrick Manil précisait que l’ancien policier, aujourd’hui à la retraite, était suivi de près par un médecin depuis plusieurs mois.

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