Déconfinement : après deux mois intenses, Amel Bouderra, la capitaine des Flammes Carolo, veut retrouver les siens

Comme beaucoup de champardennais qui ont vécu ce confinement loin de leurs familles, Amel Bouderra, la capitaine des Flammes Carolo (LFB), a envie de retrouver les siens. Il faut dire que la joueuse de basket de 31 ans, originaire de Mulhouse, n'a pas chômé pendant les dernières semaines.
Amel Bouderra n'avait que 18 ans lorsqu'elle a quitté l'Alsace pour rejoindre l'équipe de basket des Flammes Carolo et Charleville-Mézières. Aujourd'hui, dès qu'elle en a l'occasion, la Mulhousienne repart sur ses terres. Mais cette année, l'épidémie de covid-19 et le confinement ont un peu bousculé ses plans. Comme tout le monde au début, elle ne pensait pas qu'elle resterait confinée aussi longtemps. 

"J'ai besoin de rentrer. J'ai besoin de manger des bonnes soupes arabes et du pain fait maison. J'ai besoin de retrouver mes racines", clame Amel Bouderra. La jeune femme de 31 ans, dont la famille est originaire d'Algérie, rêve de se retrouver avec les siens autour d'une table à la rupture du jeûne du ramadan. "Ce sont des moments qui me manquent forcément", confie t-elle. 

"Très famille" la basketteuse est restée en contact avec elle durant ses 55 jours de confinement. "On faisait des facetime à plusieurs. Bon personne ne s'écoute parler mais ce n'est pas grave. On est content de se voir", raconte-t-elle. Mais attention, la jeune femme n'était pas seule et isolée à Charleville-Mézières. Bien au contraire, elle a été très active avec les membres de l'association Les Locataires de la Planète Terre. 

 
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Après quelques galères superbe sceance de sports avec mes petits loups 🥰🥰 des vrais champions💪🏼💪🏼💪🏼 @nathaniellelemaout @a.n.t.h.e.a_08 @mllx_laly Merci @am_coachsportif pour les conseils 😘

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Un confinement au profit des plus démunis

A Charleville-Mézières, la meneuse de jeu des Flammes Carolo est connue pour ses performances sur le parquet mais ausi pour son engagement dans les associations caritatives. Amel Bouderra a profité de l'arrêt définitif du championnat le 10 avril, pour s'engager sur le terrain avec Les Locataires de la Planète Terre. "C'est nouveau pour moi mais l'association existe depuis cinq ans. Au départ, c'était trois fois par semaine et puis après, t'es prise dans le truc. Tu rencontre des gens qui sont dans le besoin donc t'as envie de faire plus. Et à la fin, tu te retrouve à le faire presque tous les jours".

70 colis à livrer par jour et 200 repas à préparer, j'ai travaillé plus que pendant la saison
Amel Bouderra, capitaine des Flammes Carolo


Et les journées sont chargées. Le matin, Amel et des bénévoles se rendent à la Banque Alimentaire pour récupérer les denrées. De retour au local de l'association, ils préparent les 70 colis à distribuer. Il y a aussi la confection du repas qu'ils offrent le soir à des personnes isolées et à des familles en difficulté. "L'après-midi, c'était surtout épluchages de patates, d'oignons et de carottes. Les journées pouvaient parfois être très longues. Mais c'est quelque chose auquel je prends énormément de plaisir", raconte Amel. Un engagement qui s'ajoute à des séances de sport quotidiennes. 
 

Entraînement maison

Durant toute la péridoe du confinement, la basketteuse professionnelle s'est entretenue chaque jour. Amel vit à un kilomètre du stade Bayard à Charleville-Mézières et a profité de ses sorties autorisées pour aller courir. "Je me suis achetée un panier que j'ai installé devant mon garage et je m'entraîne là".

Pour varier les plaisirs, la capitaine des Flammes Carolo a même emprunté le vélo de la salle de sport du club. "Et puis, sur internet, tu as des vidéos pour suivre des préparateurs physique. Avec les filles de l'équipe, on s'échange des vidéos par Instagram. Endy Miyem avait posté un ou deux cours qu'elle avait fait avec un coach sportif", confie l'ardennaise. Avant de reprendre le chemin du parquet de l'Arena, Amel (qui sera à nouveau dans l'effectif la saison prochaine) a obtenu le feu vert du coach pour s'éloigner du département, les entraînements collectifs à l'intérieur étants interdits.
 


La jeune femme pourrait profiter de ses quelques jours de liberté retrouvée pour lever un peu le pied en tant que bénévole et prendre la route direction Mulhouse et les bons petits plats de maman.
 

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