Fourniret : la gendarmerie lance un appel à témoins

Pour faire avancer les enquêtes en cours, concernant les crimes de Michel Fourniret, la gendarmerie met en place une adresse web et une adresse postale à disposition des personnes qui pourraient avoir des renseignements à communiquer.
Michel Fourniret et Monique Olivier à l'écoute du verdict dans leur procès, en 2018, à Versailles.
Michel Fourniret et Monique Olivier à l'écoute du verdict dans leur procès, en 2018, à Versailles. © Thierry Doudoux - France Télévisions
La gendarmerie nationale a lancé, ce jeudi 12 novembre, un appel à témoins dans l'espoir d'obtenir de nouvelles informations sur des "enquêtes judiciaires en cours" pouvant impliquer le tueur en série Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier indiquent nos confrères de l'AFP. Les personnes qui les ont vus ou pensent les avoir vus, "ensemble ou séparément", et qui sont "en mesure de situer le lieu et la période" sont invitées à livrer leurs témoignages sur une adresse mail : infos-fourniret@gendarmerie.interieur.gouv.fr

ou par courrier : 
INFOS-FOURNIRET BP
40000 95026 CERGY PONTOISE CEDEX).

"Les enquêteurs seront en mesure de vérifier vos informations si celles-ci vous paraissent incertaines", explique la gendarmerie à l'AFP, ajoutant que "toute information même anodine est susceptible de faire avancer l'enquête et d'aider les victimes et leurs familles". L'appel, lancé avec l'accord de la juge d'instruction parisienne Sabine Khéris en charge de ces enquêtes, est accompagné de deux séries de photos de Michel Fourniret et Monique Olivier, à différentes périodes de leur vie.
 

Crimes en série

Début octobre, la gendarmerie avait annoncé la création en son sein d'une "division cold case" (DCC) pour traiter "des dossiers criminels complexes hors norme", notamment les "affaires présentant un caractère sériel", comme celles de Michel Fourniret précise dans sa dépêche l'Agence France Presse.

Le tueur en série, âgé de 78 ans et dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs, a fini par avouer en mars sa responsabilité dans l'affaire Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans disparue en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). Il avait aussi estimé "pertinent" le fait que son corps puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes, visitées pendant cinq jours fin octobre avec la juge Sabine Khéris, sans que le tueur en série n'en précise le lieu.

Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, avant d'être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux. Il est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu'il a avouées devant la juge Khéris.
 
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