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REPLAY. Municipales à Bar-sur-Seine : ce qu'il faut retenir du débat avec les trois candidats

Qui va succéder à Marcel Hurillon à la mairie de Bar-sur-Seine dans l'Aube ? Avant le second tour des élections municipales le 28 juin, trois candidats font campagne pour transformer la commune de 3.000 habitants. Ils ont débattu ce mercredi 24 juin. 

Les trois candidats à la mairie de Bar-sur-Seine sur le plateau de France 3 Champagne-Ardenne.
Les trois candidats à la mairie de Bar-sur-Seine sur le plateau de France 3 Champagne-Ardenne. © FTV

Ils étaient quatre à avoir franchi la barre des 10% à l'isue du premier tour des élections municipales le 15 mars 2020 à Bar-sur-Seine, dans l'Aube. Une commune située aux portes du vignoble. Finalement, ils ne seront que trois à se présenter face aux électeurs ce dimanche 28 juin. Deux listes ont fusionné, la pandémie a changé la donne. Qui sera donc le successeur de Marcel Hurillon  (DVG) qui, après deux mandats, ne se représente pas ? 

Une fusion qui ne passe pas

Pierre-Alcé Lejeune et Evelyne Besson ont donc fusionné leurs listes, Evelyne Besson s’est retirée au profit de Pierre-Alcé Lejeune. Ce qui déplaît fortement au candidat Dominique Baroni car un des colistiers d'Evelyne Besson, Philippe Fauconnet se retrouve sur la liste de Lejeune. A l’issue du 1er tour, la candidat Lejeune avait pourtant dit qu’il n’y aurait pas d’alliance. Une stratégie qui pourrait changer la donne. Mais l'abstention a  été forte. Un électeur sur deux n'est pas allé voter lors du premier tour dans la commune. 

Bar-sur-Seine est historiquement à gauche, « un bastion socio-communiste » dirait Pierre-Alcé Lejeune. Toute la question est de savoir si la commune va passer à droite.  Deux oppositions dans ce second tour : opposition politique : gauche/droite, une opposition aussi de génération, Pierre-Alcé Lejeune a 37 ans mais compte s’appuyer sur l’expérience de certains de ses nouveaux colistiers (d’où la fusion des listes avec Evelyne Besson). De l’autre côté, deux candidats plus âgés, avec une vision moins libérale.

Les chiffres clés de Bar-sur-seine

Les programmes 

Il veut faire un « plan Marshall d’attractivité », une ville propre, en sécurité (il est pour les caméras de surveillance), plus dynamique, plus jolie. Il vise sans doute la communauté de communes aussi. Comment attirer les commerces, s’ouvrir sur le tourisme, en faire une cité de caractère. Il veut revoir le financement, « le budget est le même depuis 30 ans » dit-il. Son objectif : que les gens viennent à Bar sur Seine, s’y installent, y vivent, s’y arrêtent, consomment. 

Il a 63 ans, il est pour un rassemblement de la gauche. Très forte sensibilité à gauche, il est contre la vidéo surveillance, il veut plus de policiers mais des policiers de proximité. Il est pour la démocratie participative, avec le budget adéquat. Le social avant tout, même si avec le Covid, l’économie est capitale. Redonner du pouvoir d’achat, créer des emplois. Bar-sur-Seine est « une belle endormie qu’il faut réveiller ». La municipalité actuelle n’a pas fait grand-chose, dit-il. Il est pour une commune plus sociale, et souhaite mieux écouter le citoyen. 

Il représente la municipalité sortante. Sur le plan de la sécurité, il réfléchit à un partenariat avec les gendarmes.  Il veut sauver aussi le patrimoine en péril. Entretenir la voirie, rénover les bâtiments. Sur l’écologie, il est favorable à des zones de non traitement autour de la ville. 

 

Economie, emploi et attractivité 

Avec 25% de taux de pauvreté (10 points de plus qu’au niveau national) alors que les Aubois les plus riches sont juste à côté, dans le vignoble. Pourquoi ces inégalités ? Comment changer la donne ? Pourquoi Bar-sur-Seine est devenue une "cité dortoir" ? Avec de nombreux logements sociaux. La question se pose aussi pour l'emploi. Créer de l’emploi mais comment ? Aider les commerçants mais avec quel budget ? Pierre-Alcé Lejeune souhaite que les formations du secteur soient davantage en adéquation avec la demande. "La ville perd des habitants, il faut regarder comment on peut reconstruire la ville sur le plan économique. réorienter le social, et remettre les gens au travail via un plan agri-viticole avec des nouvellles formations". Dominique Baroni défend le bilan social de la mairie. Mais le "plan Marshall" annoncé par son adversaire, c'est du vent de la com, qui le finance ? ". Claude Hervy lui veut rendre du pouvoir d'achat en mettant le prix de la cantine à deux euros. "C'est un choix politique. je veux qu'on aide les classes moyennes qui deviennent de plus en plus pauvres". Le revenu moyen des habitants est en baisse dans la commune.  

 

La sécurité sera également un enjeu du débat. Pour ou contre la vidéosurveillance, les candidats sont divisés sur le sujet. Pour l’instant, il n’y en a pas dans la ville. Faut-il plus de policiers, se sent-on en insécurité à Bar-sur-Seine, autant de questions auxquels les candidats seront confrontés. 

Le tourisme fait également partie des enjeux de la commune. Quels sont les atouts de Bar-sur-Seine riche de son patrimoine et de sa situation géographique. Pourquoi les touristes ne viennent pas, ne s’arrêtent-pas ? Comment profiter de l’environnement, du vignoble à côté ?  Le fameux moulin est-il une verrue ou trésor pour Bar sur Seine, d'autant qu'il doit bénéficier du Loto du patrimoine et être restauré.  Les travaux devaient démarrer au printemps, où en est-on ?

 

REVOIR, le débat :

Le débat du second tour des municipales à Bar-sur-Seine

 

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