Pourquoi la maternité à Romilly-sur-Seine dans l'Aube est menacée de fermeture par la loi RIST

Des banderoles ont été accrochées ce 28 mars sur les grilles de la maternité de Romilly-sur-Seine (Aube) pour dénoncer une éventuelle fermeture suite à l'application de la loi RIST. Une pétition a été lancée.

Une pétition contre la fermeture de la maternité de Romilly-sur-Seine (Aube) a été lancée ce mardi 28 mars. Elle a été signée par 221 personnes à 16h le 28 mars. Ce qui menace la maternité, c'est l'application de la loi Rist qui doit entrer en vigueur le 4 avril. Elle prévoit le plafonnement de la rémunération des médecins intérimaires. Les anesthésistes sont par exemple concernés.

Dans la deuxième ville de l'Aube, à Romilly (15 000 habitants), la mobilisation a commencé par l'accrochage de banderoles sur les grilles de l'Hôpital. Selon nos informations, en 2022,  220 accouchements ont été réalisés dans cette maternité. Sur la pétition, la fermeture est évoquée avec inquiétude, même si elle n'est pas encore actée. "A ce jour, le service de la maternité est menacé suite à l'application de la Loi RIST. En effet, cette loi qui a pour objectif initial de faciliter l’accès aux soins et de lutter contre les déserts médicaux, est en réalité en train de créer un désert médical au sein de notre département".

"La "suspension" priverait de nombreuses femmes, enfants et familles d'un service de proximité indispensable et les exposerait à des risques inacceptables. Nous craignons pour la sécurité des femmes, celle de leurs enfants, nous craignons que leurs besoins et souhaits ne soient pas respectés".

"La maternité de Romilly-sur-Seine travaille avec cœur et sécurité, au respect de la physiologie, au respect des souhaits des patients, au respect des rythmes des nouveau-nés et à la mise en place d’un environnement favorisant la création des liens de qualité au sein du couple parents/enfants".

De son côté la direction de l'hôpital ne parle pas de fermeture pour cette maternité, mais évoque une éventuelle suspension d'activité. Elle insiste  sur le fait que des négociations actives se tiennent entre le Groupement Hospitalier de territoire, l'Agence Régionale de Santé et la Mairie de Romilly-sur-Seine.

Le Ministre de la Santé François Braun a annoncé le 27 mars que le plafond de rémunération journalier d'un praticien intérimaire passerait de 1170 euros bruts à 1390 euros bruts maximum pour 24 heures de travail, mais ce seuil reste trop bas aux yeux de certains médecins.

Le délégué Force Ouvrière du groupement hospitalier Aube Marne, Steve Sandras n'est ''pas plus surpris que ça en tant que syndicaliste, c'est pour le personnel que c'est un choc quand une structure de proximité est en cause pour des questions d'économies.'' Il reconnait qu'il y a ''de plus en plus de difficultés pour trouver des gynécologues et des anesthésistes. Les sages-femmes, cela ne pose pas de problèmes, en revanche. On ne peut pas en vouloir aux directeurs de recruter des personnels étrangers car il n'y a parfois plus d'autre solutions.''  

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