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Électrification de Paris-Troyes : les élus du Grand Est pressent l'État à respecter sa promesse

Les élus du Grand Est et de l'Île-de-France ont exprimé leur colère à Paris, ce 8 juin, concernant l'électrification de la ligne Paris-Troyes. Ils exigent le versement des 40 millions d'euros promis par l'État, qui leur a signifié un refus. Selon eux, l'avenir de l'Est dépend de cet investissement.
De gauche à droite : le maire LR de Troyes François Baroin, la présidente LR du conseil régional d'Île-de-France Valérie Pécresse, Christian Jacob, député LR de la 4e circonscription de la Seine-et-Marne, et Jean-Louis Thieriot, président LR du même département.
De gauche à droite : le maire LR de Troyes François Baroin, la présidente LR du conseil régional d'Île-de-France Valérie Pécresse, Christian Jacob, député LR de la 4e circonscription de la Seine-et-Marne, et Jean-Louis Thieriot, président LR du même département. © Éric Le Guen
Ils demandent le respect de la parole de l’État. Vendredi 8 juin, plusieurs élus champardennais et franciliens ont manifesté leur colère, au siège parisien de la région Île-de-France, face au refus de l'État d'investir 40 millions pour électrifier la portion Paris-Troyes de la ligne Paris-Bâle. La mauvaise nouvelle serait venue du préfet de la région francilienne, qui aurait affirmé à Valérie Pécresse, présidente de la même région, que l'État ne pouvait plus consacrer cette enveloppe à la ligne.

Selon François Baroin, maire LR de Troyes, les élus locaux souffrent de la décision. "C’est la parole de l’État qui est en jeu. C’est fondamental et stratégique pour le pays, c’est l’ouverture du grand est vers l’Allemagne, signale celui qui est aussi président de l'agglo troyenne. Il faut rééquilibrer l'Île-de-France vers l'Est. Quand 14 000 personnes viennent s’installer, en Seine-et-Marne on est obligé d’anticiper. L’État doit être responsable et faire son boulot."

L'élu aubois et Valérie Pécresse étaient entourés de Christian Jacob, député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne, ainsi que Jean-Louis Thiérot, président du conseil du même département. Ce dernier a signifié son inquiétude. "La phase entre Paris et Nogent-sur-Seine (Aube) est essentielle. On ne peut pas être un territoire oublié, déclassé." Christian Jacob a quant à lui dénoncé une situation "intenable". "Tout le monde était au rendez-vous en régions," déplore le maire de Provins (Seine-et-Marne).

Le président de la région Grand Est, Jean Rottner, n'a pas fait le déplacement.


Une ligne moins polluante

Valérie Pécresse a poussé un cri de colère. « J'ai eu une réunion avec le préfet de région. Il m'a assuré : "ne vous inquiétez pas, nous serons au rendez-vous". Et puis stupeur : les 40 millions sous-entendu, je ne les ai pas ! a hargué la présidente de région. Le ciel m’est tombé sur la tête. SNCF Réseau me dit que ce doit être signé avant juillet et nous ne devons avoir de retard. Nous ne tiendrons pas l'échéance de 2021," date à laquelle le tronçon Paris-Troyes devait être initialement livré.

L'électrification de la ligne Paris-Troyes-Bâle est un enjeu important avec l'augmentation du poids démographique de l'est de l'Île-de-France et de sa zone frontalière en Champagne. Les travaux pourront permettre de rendre la ligne, qui fonctionne encore au diesel, plus rapide et moins polluante.


Notre reportage à Paris

Électrification de la ligne Paris-Troyes : le Grand Est presse l'État à respecter sa promesse

 

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