Troyes : un Tchétchène impliqué dans les violences urbaines à Dijon arrêté, d'autres interpellations dans la région

Un ressortissant Tchétchène a été arrêté ce jeudi 18 juin au matin à Troyes. Il aurait été impliqué dans les violences urbaines dans le quartier des Grésilles à Dijon. Plusieurs autres personnes ont également été arrêtées dans cette même affaire, dont une en Alsace. 
Dimanche 14 juin à Dijon.
Dimanche 14 juin à Dijon. © France Télévisions

L'opération de police s'est déroulée tôt ce jeudi 18 juin au matin. Une arrestation qui fait suite aux violences survenues à Dijon, dans le quartier des Grésilles avant hier. Un homme originaire de Tchétchénie a été interpellé. Une vaste opération de police qui a eu lieu au 38 boulevard Blanqui. La police judiciaire et le Raid étaient sur place. La procureure de Troyes a confirmé cette interpellation à France 3 Champagne-Ardenne, mais renvoie vers le parquet de Dijon qui est chargé de l'enquête. D'autres interpellations ont eu lieu à Dôle, Dijon, Saverne, en Alsace, Besançon et Saint-Etienne. En tout, cinq personnes ont été arrêtées dans cette affaire, selon nos informations. 

L'immeuble ou résidait le Tchétchène boulevard Blanqui à Troyes.
L'immeuble ou résidait le Tchétchène boulevard Blanqui à Troyes. © Brice Bachon - FTV

A Troyes, l'arrestation a eu lieu au sein d'une famille qui vit au 4ème étage de l’immeuble du Boulevard Blanqui. Un voisin confirme : "Il y avait plusieurs voitures du RAID. On se demandait ce qu’il se passait. Y en avait qui étaient en bas de l’immeuble et qui visaient les fenêtres avec des snipers". "Ce sont nos voisins, je les connais bien, ils sont gentils ». 

On a été très surpris, ils ont défoncé la porte. Il était aux alentours de 5h35, ça a fait beaucoup de bruit, il y avait beaucoup d’hommes armés.

Une voisine du 3ème étage

 

Ouverture d'une enquête de flagrance par le parquet de Dijon

Cette enquête est destinée à comprendre de quelle manière les différentes infractions commises ont pu être provoquées ou organisées, d’en identifier les auteurs et d’y donner les suites appropriées. Elle a été confiée conjointement à la direction interrégionale de la police judiciaire de Dijon, à la Sûreté urbaine de la direction départementale de la sécurité publique de Dijon et depuis le 15 juin 2020, le parquet de Dijon a également saisi le directeur central de la police judiciaire de manière à pouvoir s’assurer du concours des différents offices et services centraux de la police judiciaire.

De très nombreuses constatations, auditions, réquisitions et des actes techniques ont été réalisés. Ce matin, 18 juin 2020, cinq gardes à vue ont débuté et des perquisitions ont été réalisées dans plusieurs villes. Elles sont destinées à vérifier les premiers éléments de cette enquête, confie le procureur de la République de Dijon dans un communiqué.

Pour la quatrième nuit consécutive, lundi 15 juin, des dizaines de personnes armées de barres de fer et d'armes de poing s'étaient rassemblées à Dijon. Dans le quartier des Grésilles, elles ont tiré en l'air, visé des caméras de surveillance et incendié des poubelles et des véhicules. Après un week-end de violences. Dans la nuit du dimanche 14 juin au lundi 15 juin, une poussée de fièvre inédite avait eu lieu à Dijon. 

Des affrontements fin avril dans l'Aube

Plusieurs dizaines de personnes se revendiquant comme Tchétchènes se sont rendues dans le quartier des Grésilles de Dijon, armées pour la plupart de barres de fer. Le groupe -impressionnant- s'est déplacé une bonne partie de la nuit en cortège de véhicules. Ses représentants affirment vouloir régler un conflit avec des "dealers" qui auraient passé un tabac un jeune Tchétchène il y a quelques jours, un jeune qui serait gravement blessé. 

Dans l'Aube, une scène de guérilla s'est produite fin avril, à Barberey-Saint-Suplice, impliquant une cinquantaine de Tchétchènes. Ils avaient fait irruption dans un hôtel, utilisé pour héberger des migrants. « Une scène de guerre », témoignait une victime, dans les colonnes de nos confrères de l'Est Eclair. La violence de cette expédition punitive avait surpris. Une cinquantaine d’hommes armés, des Tchétchènes, avaient fait irruption sur place en courant sur le site de l’ancien Fast Hôtel. Armés de bâtons, de battes, de crosses, et de barres de fer. Quatre hommes avaient été blessés : les deux agents de sécurité et deux Africains. 

 

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