Animaux. Le centre de protection des oiseaux aux petits soins pour ses trop nombreux pensionnaires

Des hérissons, des oiseaux, des chauves-souris, ce sont globalement les animaux blessés ou en détresse recueillis en ce moment au centre de soins de la LPO, basé à Rosenwiller dans le Bas-Rhin. Et comme chaque été, le centre de soins déborde, peut-être encore plus que d'habitude.

Martine H. a la surprise un matin en prenant son thé dans sa cuisine de découvrir au pied de sa chaise une chauve-souris. Rencontre matinale inattendue, s'il en est. Que faire? "Je n'avais jamais vu de chauve-souris d'aussi près, elle s'est mise à ramper sur le sol et j'ai pensé que peut-être elle ne pouvait plus voler parce que blessée."

Ni une ni deux, Martine H. appelle la LPO (ligue de protection des oiseaux). C'est Cathy Zell, responsable de la communication, qui lui répond, "il faut nous la mettre dans une boîte avec du sopalin dans le fond et recouvrir d'un tissu, parce que la journée, normalement, elle dort. Il faut savoir que les ailes de ces chiroptères sont extrêmement fragiles. Ensuite, vous pouvez nous l'amener au centre de soins".

Et voilà Martine H. qui se rend à Rosenwiller dans le Bas-Rhin, au siège de l'association, un brin inquiète avec la chauve-souris dans une boîte à chaussures. Et c'est une fois sur place qu'elle se rend compte à quel point les équipes sont débordées. "Il y a des panneaux nous invitant à déposer l'animal dans un chalet dédié et à remplir une fiche, excusant les soigneurs et les bénévoles de ne pouvoir venir à notre rencontre tant ils sont débordés!"

"Chaque année, la saison estivale c'est le rush, confirme Estelle Giraud, soigneuse au centre, à notre équipe de tournage, mais cette année avec la sécheresse, c'est encore pire. On a beaucoup de martinets et d'hirondelles par exemple, des jeunes qui tombent du nid, parce qu'il fait trop chaud sous les toits, ils suffoquent et tombent en voulant s'échapper. On a des passereaux aussi qui souffrent du manque d'insectes causé par la sécheresse".

Une équipe débordée

Des oiseaux donc, mais aussi des mammifères, beaucoup de hérissons notamment. Plus de 600 cette année, c'est beaucoup plus que d'habitude. "Ils présentent des plaies, des abcès, nous explique encore Estelle Giraud, qui a démarré en service civique, on pense à une bactérie ou bien à un contact avec des produits phytosanitaires".

Les arrivées d'animaux en détresse, c'est tous les jours donc. Et ce 14 juillet ne déroge pas à la règle. Parmi les nouveaux pensionnaires, un martinet noir et puis une jeune cigogne. "Elle est arrivée sûrement suite à un choc, détaille la jeune soigneuse, mais c'est difficile de savoir. On va la mettre en volière et puis la laisser en observation pour voir comment elle réagit. Avec les orages, certains oiseaux ont subi des dégâts à cause des grêlons, des blessures au niveau des ailes et des fractures au niveau des pattes. On essaie de poser des broches quand c'est possible, grâce à un vétérinaire partenaire sur Strasbourg."

Les six soigneurs, les quatre services civiques, les cinq stagiaires et tous les bénévoles sont donc bien occupés et se relaient durant les 16 heures d'ouverture quotidienne du centre de soins. Ils ne peuvent donc pas toujours répondre aux appels des personnes qui sont venues déposer un animal et souhaitent prendre des nouvelles. Une plage horaire est dédiée à cela les mercredis après-midi.

Enfin, la LPO est une association. Elle est donc en recherche de soutiens, les dons en nourriture et médicaments sont notamment les bienvenus.

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