Coronavirus - Bas-Rhin : un restaurateur de Haguenau s'enchaîne chez son assureur, il ne sera plus indemnisé

Roger Christlen, restaurateur à Haguenau (Bas-Rhin), s'est enchaîné à l'entrée de l'agence de son assurance Maaf, le mercredi 25 novembre. Il dénonce la modification de leurs conditions d'indemnisation, excluant désormais la pandémie de coronavirus (Covid-19).
Roger Christlen reproche à son assurance d'avoir exclu la pandémie pour les conditions d'indemnisation.
Roger Christlen reproche à son assurance d'avoir exclu la pandémie pour les conditions d'indemnisation. © Olivier Stéphan, France Télévisions
C'est une action forte, et désespérée. Un restaurateur de Haguenau (Bas-Rhin), Roger Christlen, 56 ans, s'est enchaîné à l'entrée de l'agence de son assurance, la Maaf. Par son acte, tenté dans la matinée du mercredi 25 novembre, le commerçant fait un reproche public à l'assurance. Celui d'avoir modifié ses conditions d'indemnisation, excluant la pandémie de coronavirus (Covid-19). Sans cet argent, il va perdre son commerce et son domicile.

"J'ai fait ma déclaration de sinistre tout à fait normalement. Là, j'ai reçu une lettre le 9 octobre, qui disait qu'avant le 23 octobre, il fallait que je modifie mon contrat. Sous peine d'être viré de l'assurance. Le 26 octobre, j'ai reçu une lettre recommandée comme quoi je ne ferais plus partie des assurés de la Maaf à partir du 1er janvier 2021."

"Sauf que le contrat est en cours, et la pandémie aussi... La Maaf a dit que le gouvernement étudiait une autre solution pour nous indemniser, et que c'était pour ça qu'il fallait changer le contrat. Mais il étudie seulement. Moi, je ne signe rien tant que ce n'est pas fait. Les conditions générales ont été changées au mois de mars, et moi, j'avais signé les précédentes... Mon conseil juridique dit que c'est limite une escroquerie, je n'ai pas accepté les nouveaux documents qu'on m'a envoyés." 


Difficile pour lui de joindre quelqu'un (parodiant la publicité de la Maaf), il précise : "Appelez-moi le directeur ? Il est aux abonnés absents. J'ai eu un contact avec lui, mais depuis, c'est silence radio." La compagnie d'assurance n'a pas voulu commenter l'affaire, si ce n'est qu'elle n'avait "pas le choix si elle voulait éviter la banqueroute" l'année prochaine.
 
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