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Sélest'ival : le dessin pour défendre la liberté d'expression

Le 11ème Sélest'ival de Sélestat est une valeur sure du dessin de presse et de la caricature. Tout le week-end, le public à pu y rencontrer des dessinateurs régionaux, nationaux et étrangers. Des gens de plus en plus exposés comme l'a démontré l'attentat contre Charlie-Hebdo.

Par PhD

La décision a été prise il y a deux ans avec la venue à Sélestat d'une tête de turc des Frères musulmans, la dessinatrice égyptienne Doaa al Adl. Les organisateurs de ce festival avaient considéré qu'il fallait mettre en avant des caricaturistes qui ont connu la censure afin de mieux expliquer que la liberté d'expression n'est pas forcément universelle. Mais les difficultés à publier ne touchent que les étrangers. Les dessinateurs Français présents à ce festival cette année, ont évoqué aussi un manque de liberté dans leur propre pays. Certains considèrent en effet que l'espace d'expression diminue de plus en plus car les journaux sont devenus frileux, comme si notre société ne supportait plus que les thèmes consensuels, prisonnière d'un vocabulaire et d'idées anesthésiées.
Sélest'ival
Reportage d'Olivier Stéfan et Jérôme Gosset
Ce week end à Sélestat, 28 dessinateurs dont l'Iranien Kianoush Ramezani, réfugié politique en France et la Tunisienne Nadia Kiari, figure de la récente révolution, connue pour les aventures de son chat "Willis from Tunis" ont fait le déplacement en Alsace. L'an dernier ce festival s’est vu remettre par la FECO (Federation of Cartoonists’ Organisation, fédération internationale de dessinateurs de presse et d’humour) la plus grande distinction, le Prix FECO France au titre de meilleur festival de l’année.



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