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3 raisons de regarder le documentaire “Les danseurs fous” lundi soir après le soir 3

Danser peut-il être contagieux ? / © PointDuJour
Danser peut-il être contagieux ? / © PointDuJour

14 juillet 1518 à Strasbourg. Nous sommes sous le règne de François 1er. L'Église est  alors toute-puissante. Une jeune femme se met à danser sans pouvoir s'arrêter, entraînant dans sa danse plus de 200 personnes. C'est le thème du documentaire "Les danseurs fous", à voir lundi après le Soir3.

Par Sophie Gueffier

L'histoire de France est parsemée de légendes. Pourtant l'histoire évoquée dans le documentaire de Benoît Finck est bel et bien une histoire vraie.
Diffusée ce lundi 21 janvier après le Soir 3, voici ce qu'elle raconte :


Le 14 juillet 1518, à Strasbourg, une jeune femme nommée Marie-Madeleine se mit à danser en sortant de sa maison. Six jours durant, elle dansa, elle tourna, sans pouvoir s'arrêter. Dans une sorte de contagion, d'autres personnes se mirent à danser à leur tour, 34 en quatre jours puis 200 en un mois.
La première "danseuse"  finit par "être guérie" le jour de la Saint-Guy. 

L'exergue du documentaire reprend cette citation de Friedrich Nietzsche :

Ceux qui dansaient furent considérés commets fous par ceux qui ne pouvaient entendre la musique.

1- Re-tourner dans le passé

Il s'agit de se remettre dans un contexte très éloigné du nôtre. En ces temps reculés, où l'Église est toute-puissante, la crainte de Dieu est entretenue. La cathédrale de Strasbourg est alors le monument le plus haut d'Europe. La Renaissance italienne commence seulement à parvenir à l'ensemble de l'Europe. La vie du peuple est rude et les occasions de s'amuser plutôt rares. Aussi les fêtes religieuses permettent-elles de danser et de s'amuser un peu plus que de raison, sous le regard bienveillant des saints patrons. 

Le contexte est posé. 

2 -  Pas à pas, mener une enquête

Aujourd'hui encore, si vous évoquez la danse de Saint-Guy, les hypothèses les plus farfelues circulent. Imaginez alors à l'époque, comment les croyances populaires pouvaient alimenter l'imaginaire collectif, face à ce type d'épidémie. 

Et c'est une véritable enquête que mène Benoît Finck, auprès des spécialistes européens de l'histoire de la danse, de l'histoire tout court, ou de spécialistes en diverses sciences médicales. 

De la tarentule qui pique les jeunes filles et fait danser la tarentelle, à l'ergot de seigle et ses pouvoir stupéfiants, en passant par les malédictions, ou l'échauffement du sang, toutes les pistes anciennes et plus récentes, comme l'hystérie collective ou les neurones miroir observés en neuro-sciences sont évoquées avec méthode.

Petit à petit à une approche globale et circulaire de cette danse inexpliquée se dessine. 

3 - Entrer dans la danse

Et pour illustrer son propos, le réalisateur fait intervenir nombre de danseurs : ceux qui reconstituent les danses d'époque, en costumes, ou des danseurs modernes qui cherchent à donner vie à ces chorées mystérieuses, en passant par des performeurs qui donnent spectacle sur le parvis de la cathédrale. 

Amateurs de chorégraphies en tous genres, venez partager cette ronde cosmique et faire écho à cette intrigante anecdote.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous procurer l'excellent livre de Jean Teulé sur le même thème. "Entrez dans la danse". Ou vous pouvez également visiter l'exposition "1518, la fièvre de la danse" qui se tient actuellement à Strasbourg visible jusqu'au 24 février au musée de l'Oeuvre de Notre-Dame.  
 

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