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Alsace : il est où le soleil, il est où ?

Le joli mois de janvier à Strasbourg / © PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP
Le joli mois de janvier à Strasbourg / © PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Il est pas là c'est sûr. Depuis début décembre, on ne l'a que très rarement vu en Alsace. A tel point qu'on ne sait plus vraiment à quoi il ressemble et qu'on a le moral dans les chaussettes fourrées. On vous explique pourquoi il est aux abonnés absents et surtout comment sortir de la grisaille.

Par Cécile Poure

Comme dirait l'autre, en ce moment, et ça fait un petit moment que ça dure,  "le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle". A tel point que nous, pauvres alsaciens, on a la cocotte aussi grise que du fer blanc. En cause : un flux de nord qui vient boucher et notre horizon et notre nez. Explications.
 


Une mauvaise circulation

Si nous sommes depuis début décembre dans "cinquante nuances de gris", sans la cravache, c'est à cause de la circulation de l'air. Une circulation qui ne nous est pas très favorable. Pas du tout favorable. Cédric Kippeurt de Météo France nous éclaire : " L'air humide en provenance de la Manche et de la mer du Nord vient systématiquement sur nous et crée beaucoup de nuages. C'est disons la circulation générale de l'air qui est en cause, une mauvaise conjoncture." Comprenez : une fois n'est pas coutume, le réchauffement climatique n'y est pour rien. Tout dans cette nébuleuse situation n'est que pur hasard. Aussi pur que le blizzard. 
 
 

Pas beau à voir


Résultat : l'Alsace souffre d'un déficit d'ensoleillement. Si avons eu un été et un automne exceptionnellement beaux " 30 à 40% de soleil en plus par rapport aux normales saisonnières", c'est fini. La cigale peut aller se rhabiller. Chaudement sans oublier son poncho de pluie. " Depuis le début du mois de décembre nous sommes déficitaires par rapport à ces normales : 10 à 20% de soleil en moins dans le Bas-Rhin, 5 à 10% dans le Haut-Rhin.". Le début de la fin. Janvier s'annonce pire encore : " Depuis 10 jours, on est à moitié moins de soleil dans le Bas-Rhin et à moins 40% dans le Haut-Rhin." Et visiblement nous sommes loin d'être les seuls.
 

En Alsace, très concrètement, du 27 décembre au 10 janvier, les Strasbourgeois ont pu voir le soleil 15 heures. Et les Mulhousiens, ces veinards,  20. Contre 30 heures en moyenne sur cette même période. Après me direz-vous, nous sommes toujours mieux lotis que les Gonnevillais qui,eux, ne l'ont pas vu du tout. Ils ne sont que 1000 d'accord mais tout de même les pauvres bougres. 
La dépression quoi. Au sens propre et au sens météorologique.

 

Que faire ?

Alors que faire ? D'autant que la situation ne va pas s'arranger de si tôt. Toujours selon notre expert : " le ciel s'éclaircira à partir du 15 janvier où nous devrions avoir une situation anticyclonique " Ha. "Pour se recouvrir le 16". Ho. Pas vraiment de quoi faire le plein de sérotonine. Il existe plusieurs astuces pour lutter contre ce que l'on appelle "la déprime saisonnière". Il y a les astuces disons traditionnelles, celles qui personnellement me dépriment plus que le temps lui-même.
 

Et puis il y a les astuces maison :

- Pour les fashionistas. Porter des lunettes de soleil même sous la grisaille. Ce qui est bien avec notre cerveau c'est qu'il se laisse berner facilement. Vous verrez. Enfin vous ne verrez pas grand chose mais c'est le but de la manoeuvre ... accessoirement.


- Pour les courageux : Organiser un petit séjour en Terre Adélie. Deux bonnes raisons à cela. Primo, cela vous fera relativiser la notion même du froid.  Deuzio : vous verrez le soleil. Beaucoup. 17h par jour. On peut difficilement faire mieux.
 
Et une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule : l'Institut polaire recrute.

- Pour les mélomanes, une playlist de choc. N'ayez crainte, Jenifer et son soleil ont été soigneusement éclipsés.

- Pour les bobos. L'émission d'Eva Bester sur France Inter. Remède à la mélancolie. A écouter sans modération tout comme le rooibos qui va avec. 
 

- Pour les esthètes : les stickers muraux.  A combiner de préférence avec le conseil n°1. 

- Pour les nostalgiques : regarder l'intégrale de Magnum. 162 épisodes de 50 minutes. Soit 135 heures de soleil non stop (oui il fait toujours beau à Oahu). Le temps de voir venir.  Valable aussi avec Baywatch, Hawaï Police d'Etat, Miami Vice (attention beaucoup d'images de nuit quand même). Ne vous laissez pas avoir par des titres aguicheurs comme Santa Barbara ou Côte Ouest : tout est quasi tourné en studio.
 


Allez courage.


 

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