Attentat de Strasbourg: un homme de 26 ans mis en examen et écroué pour infraction à la législation sur les armes

La rue du Lazaret à Strasbourg Neudorf où a été abattu Cherif Chekatt, jeudi 13 décembre / © MaxPPP. Jean-Marc LOOS
La rue du Lazaret à Strasbourg Neudorf où a été abattu Cherif Chekatt, jeudi 13 décembre / © MaxPPP. Jean-Marc LOOS

Six personnes ont été interpellées cette semaine dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Strasbourg. Un homme de 26 ans a été mis en examen vendredi 17 mai dans la soirée et placé en détention provisoire. Les cinq autres individus ont été libérés.

Par A.B. et A.R.

Un homme âgé de 26 ans a été mis en examen vendredi 17 mai dans la soirée du chef d'infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle, apprend-on de source judiciaire. Il a été placé en détention provisoire. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle dans la fourniture d'armes au terroriste Cherif Chekatt, auteur de l'attentat du 11 décembre 2018, à Strasbourg.

Mardi 14 mai, cinq individus étaient interpellés à Strasbourg et Haguenau (Bas-Rhin) dans le cadre de l'enquête sur les armes fournies à Cherif Chekatt, l'auteur de l'attentat de Strasbourg, le 11 décembre 2018. Une sixième personne était arrêtée le lendemain, mercredi 15 mai. Quatre-vingt seize heures de garde à vue plus tard, cinq personnes ont été remises en liberté vendredi 17 mai en l'absence d'élément incriminant, a-t-on appris de source judiciaire.
 
Ce coup de filet a été ordonné sur commission rogatoire des juges d'instruction antiterroristes parisiens chargés de l'enquête sur cet attentat qui avait fait cinq morts et onze blessés le 11 décembre. Ces arrestations sont intervenues "dans le cadre des vérifications liées aux armes détenues par Cherif Chekatt", l'auteur de l'attentat abattu par une patrouille de police après deux jours de traque. Le matin du 11 décembre, les gendarmes avaient saisi à son domicile une grenade défensive, un revolver chargé, des munitions et quatre couteaux.

En février 2019, trois hommes avaient déjà été mis en examen pour "détention et cession d'arme de catégorie B en réunion et en relation avec une entreprise terroriste" et placés en détention provisoire. Ils étaient soupçonnés d'avoir joué un rôle dans la fourniture du revolver du XIXe siècle dont s'est servi le terroriste. Le 17 décembre 2018, un autre homme avait également été mis en examen pour les mêmes chefs, puis écroué.

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Quentin Bigot

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