Bas-Rhin : vente et consommation d'alcool dans la rue interdites dans 13 communes, "c‘est le moral qui en prend un coup"

Face à une circulation très active du virus dans le département, la préfète du Bas-Rhin a décidé d'interdire la vente et la consommation de boissons alcoolisées sur la voie publique dans les 13 villes de plus de 10.000 habitants entre 10h et 19h à compter du 31 mars. Et ce, jusqu'au 29 avril 2021.

L'interdiction de boire et de vendre de l'alcool sur la voie publique s'applique dans les 13 communes de plus de 10.000 habitants du Bas-Rhin.
L'interdiction de boire et de vendre de l'alcool sur la voie publique s'applique dans les 13 communes de plus de 10.000 habitants du Bas-Rhin. © Maxppp/ Jean-Marc Loos

Dans le Bas-Rhin, les voyants ne sont pas bons : le virus circule de manière très active et le taux d'incidence se situe désormais au-dessus du seuil d'alerte avec 273 dans le Bas-Rhin et 346 dans l'Eurométropole enregistrés sur la semaine du 21 au 27 mars. Face à ce contexte, Josiane Chevalier, la préfète du Bas-Rhin a décidé d'interdire la vente et la consommation de boissons alcoolisées sur la voie publique entre 10 et 19h.

Applicable dans 13 villes

Cette interdiction concerne les 13 communes de plus de 10.000 habitants du département : 

Ces mesures sont entrées en vigueur ce mercredi 31 mars 2021 et se poursuivent jusqu'au 29 avril 2021.

Colère et incompréhension des patrons de bars

Connu comme le loup blanc à Strasbourg, Mohamed Siaaliti tient les Dubliners et vient d’ouvrir une deuxième affaire l’Ambassade. L’ex-candidat de Koh-Lanta est sous le choc : "On a appris ça hier soir. Personne ne nous a prévenus, ni l’Umih, ni la Ville. Aucune concertation, comme d’habitude. Ça fait mal". Avec 15 fûts branchés, et désormais impossible à écouler, il sait qu’il va mettre entre 1.200 et 1.300 euros à la poubelle. Mohamed Siaaliti est d’autant plus inquiet pour la suite qu’il ne perçoit aucune aide pour sa récente affaire : "Dans la mesure où c’est une création, je n’ai pas encore de bilan. Du coup, je ne touche aucune subvention. Impossible de mettre mon personnel en chômage partiel."

A quelques encablures, Mathieu Ghiles, patron de la Grande Dame et du Chat perché, ronge son frein mais sa colère est palpable : "On commençait à peine à retrouver le plaisir de travailler. On voyait les gens heureux. Là, c‘est le moral qui en prend un coup. On n’est pas concerté. On a vraiment l’impression d’être des pions ".

Même si vendre des crêpes à la fenêtre n’était pas son rêve initial, il en écoule deux à trois seaux par jours en ce moment. Lui, dont les deux autres bars à cocktails (la Cabane, et le Café des Anges) sont fermés depuis le 13 mars 2020, a décidé de rester ouvert : " On va continuer à vendre des boissons sans alcool, des milk-shake, des thés et des crêpes ". Peut-être pour quelques heures seulement. Tout dépendra de l’allocution d’Emmanuel Macron annoncée pour ce mercredi soir à 20h.

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