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Concours Lépine : portrait de deux médaillés alsaciens

Avec la Foire européenne, les inventeurs sont de retour sur le stand du concours Lépine. Une de nos équipes est allée à le rencontre de deux médaillés pour savoir ce qui a changé pour eux, depuis qu'ils ont décroché leur médaille. 

Matthieu Gru (g) et Jean-Martin Scwaab (d)
Matthieu Gru (g) et Jean-Martin Scwaab (d)
La vie de Jean Martin Schwaab s'est transformée depuis qu'il a été primé au Concours Lépine : "Vous ne pouvez pas imaginer le plaisir qu'on en retire, quand les gens vous disent, c'est génial, le plaisir, il est là", assure ce médaillé d'or 2016, encore un peu ému.

Jean Martin Schwaab a inventé un système qui permet de peindre au pinceau sans couvrir son pot de coulures, ou de peindre au rouleau, sans retrouver ses outils au fond du seau. Il a décidé de franchir le pas de l'invention alors qu'il était tout simplement en train de faire des travaux chez lui. "J'ai eu un vrai flash de me dire, il suffit de mettre une bague à l'intérieur des seaux et de l'égouter là dessus, se souvient monsieur Schwaab, ça c'était vraiment l'idée de départ". Une idée, qui, une fois primée au concours Lépine, a suscité l'engouement et donc la demande. Il a alors fallu trouver l'usine pour produire à grande échelle. C'est Stéphane, un agent commercial, et neveu de l'inventeur, qui l'accompagne désormais pour assurer le développement, la fabrication et la commercialisation de ce nouveau produit.

Matthieu Gru, lui, est l'heureux inventeur du "Sprintbok", un tapis de course pour sportifs. Avant de le présenter au concours, il savait déjà qu'il en vendrait. Mais avec médaille d'or au concours Lépine 2016, c'est encore mieux. Après cette distinction, il constate en effet avec bonheur que des tapis, il en a vendu beaucoup. "On est en plein développement, on déménage en septembre dans un local pour produire à Strasbourg", ajoute même le créateur. Son sprintbok, assemblé pour le moment manuellement dans le quartier de Hautepierre à Strasbourg, a lui aussi immédiatement séduit ceux qui l'ont testé.

Matthieu Gru avait eu cette idée il y a longtemps déjà, alors qu'il fréquentait les salles de sport et utilisait des tapis de courses motorisés. "j'ai pas du tout aimé les sensations, je trouvait que ça ne reproduisait pas les sensations d'une course à l'extérieur (...), je m'étais dit, il y a quelque chose à faire dans ce domaine", raconte Matthieu Gru. Quand il a voulu lancer une entreprise, il y a deux ans,  il a repris son idée de tapis mécanique et l'a développée. Sur les conseils d'un de ses fournisseurs, il a présenté sa création au concours Lépine. Grâce à son invention et à sa médaille d'or, il a déjà créé deux CDI et en prévoit deux autres. 
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