Coronavirus : la prochaine session du Parlement européen, annulée à Strasbourg, aura lieu à Bruxelles

La prochaine session plénière du Parlement européen, qui devait se tenir à partir du 14 septembre à Strasbourg, a été déplacée à Bruxelles en raison du risque sanitaire trop élevé lié à la pandémie de Covid19.

L'hémicycle du Parlement européen de Strasbourg.
L'hémicycle du Parlement européen de Strasbourg. © Jean-Marc LOOS/MaxPPP
La session du Parlement européen prévue la semaine prochaine à Strasbourg est annulée en raison du risque sanitaire trop élevé lié à la pandémie de Covid-19, et se tiendra à Bruxelles. "Le transfert de l’administration du Parlement européen exigerait que tout le personnel soit mis en quarantaine à son retour à Bruxelles", s'est justifié David Sassoli, président de l'institution.

Dans une déclaration diffusée ce mardi 8 septembre, David Sassoli rappelle que "le siège du Parlement européen est à Strasbourg, c'est une obligation écrite dans les traités que nous voulons honorer". "Nous avons tout fait pour reprendre nos sessions plénières à Strasbourg comme d'habitude. Cependant, la montée de la pandémie dans de nombreux États membres et la décision adoptée hier par les autorités françaises de classer l'ensemble du département du Bas-Rhin dans la zone rouge, nous obligent à reconsidérer le déplacement à Strasbourg. La volonté du Parlement européen est de revenir à Strasbourg et nous sommes convaincus que face à une diminution de la pandémie, cela sera possible."
 

Les réactions se multiplient en France

Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg et Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes indiquent notamment que la France est "profondément attachée au siège du Parlement européen et appelle à un retour très rapide des sessions plénières à Strasbourg, conformément aux traités. C’est l’engagement pris aujourd’hui par le président du PE et nous en suivrons attentivement la mise en œuvre."

Interrogée par France 3 Alsace,
Jeanne Barseghian s'avoue "très déçue". "On a travaillé d'arrache-pied depuis le début de ma prise de fonction, en lien étroit avec la préfecture et l'ARS et aussi avec le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes". Mais la mobilisation continue. Je souhaite évidemment qu'on reprenne les discussions très rapidement. Le président Sassoli m'a assurée qu'il viendrait à Strasbourg après la session de la semaine prochaine pour qu'on puisse préparer la suite. Evidemment ça sera très liée à la situation sanitaire, puisque l'argument qu'il a utilisé, c'est le taux d'incidence qui a dépassé les 50 pour 100.000 habitants."
 
Pour l'eurodéputée (LR) Anne Sander, la décision est "difficile à accepter". "Tout a été fait par nos services et les autorités françaises pour assurer un retour à Strasbourg dans des conditions sanitaires maximum. Rouge à Bruxelles ou rouge à Strasbourg, quelle différence ? s'interroge-t-elle. Même réaction du côté de Fabienne Keller qui "regrette d'autant plus cette décision que les risques sanitaires, identiques à Strasbourg et à Bruxelles, ont été fortement pris en compte en amont par les services du Parlement européen à Strasbourg, par les services de la Préfecture du Bas-Rhin et de la Ville de Strasbourg et que tout était prêt pour accueillir les députés, le fonctionnaires et les assistants et pour sécuriser leurs déplacements et leur séjour."

Cette session, prévue du 14 au 17 septembre, devait être la première dans la capitale alsacienne depuis l'éclatement de la pandémie en Europe et les mesures de confinement mises en oeuvre. La dernière en date dans la métropole alsacienne avait été organisée en février. Pour rappel, le département du Bas-Rhin est passé en zone rouge, zone de circulation active du virus, le dimanche 6 septembre. 
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