Covid-19 : face à la reprise épidémique la région Grand Est renforce les mesures sanitaires

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Écrit par Vincent Lemiesle
La préfète de la région du Grand Est, Josiane Chevalier, a fait le point sur les mesures sanitaires lors d'une conférence de presse ce lundi 29 novembre.
La préfète de la région du Grand Est, Josiane Chevalier, a fait le point sur les mesures sanitaires lors d'une conférence de presse ce lundi 29 novembre. © Philippe Dezempte / France Télévisions

Face à l'accélération épidémique due au covid-19 et à la menace du variant Omicron, la préfète de la région Grand Est a fait le point sur la situation sanitaire et la vaccination lors d'une conférence de presse ce lundi 29 novembre. La montée en puissance des centres de vaccination devraient permettre à chacun d'obtenir sa troisième dose en temps voulu.

Pour faire face à la circulation épidémique, et après la conférence de presse du ministre de la santé qui a notamment annoncé l'ouverture de la campagne de rappel à tous les majeurs, les départements et les régions s'organisent. Parallèlement aux mesures nationales en vigueur (pass sanitaire et port du masque entre autres), les préfets peuvent mettre en place des protocoles spécifiques ou encore des mesures de renforcement au vu de la situation sanitaire locale.

Avec 243 nouveaux cas pour 100.000 habitants au 26 novembre, d'après les données de Santé Publique France, la région Grand Est se situe dans la moyenne nationale (231). 

Un chiffre en constante augmentation depuis début octobre qui fait craindre une explosion de la circulation du virus à l'instar des voisins allemands, belges ou néerlandais. 

Les mesures prises pour tenter de réguler cette cinquième vague dans la région Grand Est ont été annoncées lors d'une conférence de presse présidée par la préfète de région, Josiane Chevalier, ce lundi 29 novembre. Ces mesures s'appuient sur trois axes: l'optimisation vaccinale, le respect des gestes barrières et le respect du contact tracing.

L'optimisation vaccinale

Il est rappelé l'importance de la dose de rappel. Celle-ci peut être faite cinq mois après la deuxième injection. A partir de cette date on dispose de huit semaines pour la faire afin que le pass sanitaire reste valide. Il sera possible de connaître cette date sur son compte Amélie très prochainement.

Plus de 400.000 rendez-vous ont déjà été réservés au niveau régional. L'objectif est d'élargir les capacités à plus de 700.000 rendez-vous par semaine afin que chacun puisse bénéficier du rappel en temps voulu. Pour cela les centres de vaccination vont monter progressivement en puissance sachant que la médecine de ville (pharmaciens, médecins généralistes, infirmières libérales) est aussi en mesure de faire des injections.

La liste des centres de vaccination va être publiée cette semaine par les différentes préfectures. 

Le respect des gestes barrières

Le port du masque, le lavage des mains, le respect des distanciations physiques, l'aération des locaux restent de vigueur. 

Une attention particulière est portée aux marchés de Noël qui ont ouvert leurs portes pour la plupart vendredi dernier en Alsace, comme à Strasbourg, Colmar ou Mulhouse. Le pass sanitaire y est exigé et le port du masque obligatoire. Des espaces sont prévus pour boire et manger. Tout contrevenant à ces règles s'expose à une amende de 135 euros. Au marché de Noël de Strasbourg les mesures barrières ne sont pas respectées, ce que déplore la préfète qui tape du poing sur la table

Le respect du contact tracing

Il est rappelé l'importance de se faire tester dès l'apparition de symptômes. Se faire tester et s'isoler reste en effet un des moyens de limiter la diffusion épidémique. Les tests demeurent gratuits dans plusieurs cas: les vaccinés, les moins de 18 ans, les symptomatiques et les cas contacts.

Concernant le variant Omicron, depuis le 27 novembre, tous les patients positifs sont questionnés pour savoir si dans les 14 jours précédant leurs symptômes ils ont séjourné dans la partie sud de l'Afrique (Afrique du Sud, Botswana, l'Eswatini, le Lesoto, le Mozambique, la Namibie et le Zimbabwe). Le cas échéant, il leur est demandé de rester isolé pendant sept jours, y compris pour les personnes ayant été en contact avec ces patients et ce, quel que soit le schéma vaccinal, vacciné ou pas.

Il n'y a pas, à ce jour, de suspicion de présence du variant Omicron dans la région Grand Est.

Le point dans les écoles et lycées

La dégradation de la situation sanitaire s'est accélérée dans les écoles après les vacances d'automne. Dans les trois académies du Grand Est, 777 étaient classes fermées au 26 novembre. Ce qui correspond à la moyenne nationale, soit 1,6% de la totalité des classes et à une multiplication par deux en une semaine. 

Il est rappelé le respect des gestes barrières dans le cadre d'un protocole sanitaire de niveau 2 depuis le 15 novembre. Un test de tous les élèves est effectué systématiquement à partir du moment où un cas est décelé dans une classe. Laquelle n'est automatiquement fermée mais chacun des élèves doit avoir un test PCR négatif avant de pouvoir la réintégrer.

A titre préventif, des tests salivaires sont proposés dans les écoles primaires. Dans les lycées, des opérations de vaccination sont proposées ponctuellement pour la première et deuxième dose.

La pression hospitalière s'accentue dans le Grand Est

Avec 13.444 nouveaux cas confirmés au 26 novembre (155.237 en France), un début d'impact hospitalier se fait sentir: 664 personnes sont hospitalisées pour Covid à ce jour dans le Grand Est. Une pression dans les hôpitaux qui s'accentue avec la présence d'autres virus saisonniers comme celui de la bronchiolite, de la gastro-entérite ou de la grippe.

Cet impact est moindre que lors des deuxième et troisième vagues, à niveau de circulation équivalente mais a dépassé le pic hospitalier de la quatrième vague (fin août, début septembre). 

Le variant Delta représente 99% des contaminations. Toutes les classes d'âge sont concernées par cette accélération de la circulation virale alors que la quatrième vague avait concerné principalement les plus jeunes.

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