EMPLOI - Alsace : "Il faut être prêt à se retrousser les manches", il est encore temps pour trouver un job d'été

Moins d'offres et plus de compétition, c'est ce à quoi sont confrontés les jeunes dans leur recherche d'emploi pour l'été. Si le secteur de l'animation propose toujours autant de missions, celui de la restauration est en berne. 
En 2020, le secteur de la restauration recrute moins de jeunes en job d'été en Alsace. En cause : la crise du coronavirus et le confinement.
En 2020, le secteur de la restauration recrute moins de jeunes en job d'été en Alsace. En cause : la crise du coronavirus et le confinement. © Franck Boileau / Maxppp
Alors que le mois de juillet ne fait que commencer, il est encore temps de chercher un job d'été en Alsace. Avec la crise du Coronavirus, les jeunes ont dû mettre fin à leur recherche d'emploi et les employeurs à leurs offres. L'activité repart cependant depuis quelques semaines avec moins d'offres dans des secteurs très courtisés comme la restauration.

Avec un arrêt total de leur activité et parfois même des salariés encore en chômage partiel, c'est un coup dur pour les restaurateurs, qui concentrent chaque année les offres d'été. Faire du service en salle ou être derrière le bar sera plus compliqué cette année. Face au manque d'offres, les agences intérim et les centres d'information jeunesse conduisent davantage les jeunes vers des métiers plus physiques. 
 

Les secteurs qui recrutent

"Il faut être prêt à se retrousser les manches", lance l'attachée de presse du centre d'information et de documentation jeunesse (CIDJ), Isabelle Guérif. Les secteurs qui recrutent ne proposent pas toujours des jobs d'été de rêve, et encore moins cette année. Il faudra davantage se tourner vers l'agriculture ou l'industrie, des métiers plus physiques, pour travailler. "On aide les jeunes à aller vers d'autres secteurs d'activité. C'est parfois physiquement dur mais ceux qui ont absolument besoin d'un job vont accepter", poursuit-elle. Plus atypique, le secteur de l'énergie, comme "Enedis ou Engie", a également lancé des communications sur ses offres d'été. "Tout ce qui va être sur la fibre, les télécoms, comme on a beaucoup utilisé internet ces derniers temps", déclare Laura Yung, la référente "vie professionnelle et orientation" au CRIJ Grand Est (voir le post Twitter). Seul hic, la nécessité d'avoir de l'expérience dans le domaine, comme c'est le cas dans le secteur de la santé, où "il faut souvent une formation d'aide-soignant." Le secteur de l'industrie, en manutention ou en logistique, est toujours aussi attractif.
 
 

Une demande tardive

Alors que la recherche pour un job d'été débute en général dès les premiers mois de l'année, le coronavirus et le confinement ont stoppé net les candidatures des 16-25 ans. Mais la période a aussi été difficile pour les employeurs, qui n'ont pas pu mettre en ligne leurs futures offres pour l'été. "D'habitude en mars, on contacte beaucoup d'entreprises pour avoir des offres mais cette année, c’était plus de la mise à jour", explique Laura Yung. Les circonstances exceptionnelles peuvent également servir de templin aux jeunes qui se seraient mis à chercher un peu trop tard, comme l'indique Isabelle Guérif : "Souvent ils s’y prennent trop tard pour chercher un job mais là, c'est encore possible, il faut solliciter l’aide d’un professionnel." Le CRIJ Grand Est conseille les jeunes et les aiguille dans leur recherche d'emploi "pour qu'ils puissent le faire de manière autonome." En 2020, les centres d'information jeunesse ont été pris de court et ont dû annuler leurs journées job-dating et autres forums pour les jobs d'été, "il a fallu attendre que les employeurs puissent se projeter", ajoute Laura Jung.

Des plateformes de mobilisation ont également été mises en place, notamment celle du gouvernement, "Des bars pour ton assiette", ou celle du Crous, Jobaviz.
 
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