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Pfettisheim: treize opposants au GCO interpellés après avoir tenté d’investir le chantier

Des opposants au grand contournement ouest de Strasbourg ont installé une cabane sur le chantier avant d'être délogés, ce samedi 20 avril. / © Clara / France 3 Alsace
Des opposants au grand contournement ouest de Strasbourg ont installé une cabane sur le chantier avant d'être délogés, ce samedi 20 avril. / © Clara / France 3 Alsace

Une trentaine d’opposants au GCO ont érigé une cabane sur le tracé du grand contournement ouest de Strasbourg, entre Pfettisheim et Pfulgriesheim, ce samedi 20 avril au petit matin. Ils ont rapidement été délogés. Treize d’entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue.
 

Par Marie Coulon

Le jour n’était pas encore tout à fait levé ce samedi 20 avril lorsqu’une poignée de zadistes a décidé de se mettre, une nouvelle fois, sur la route du grand contournement ouest de Strasbourg. Après les cabanes érigées le long du tracé de la future autoroute à péage sur des terrains privés, cette fois, ils ont bâti un "château" entre Pfettisheim et Pfulgriesheim, au sommet d’une butte, avec vue plongeante sur le chantier.
 
Les anti-GCO reprennent possession du terrain, sur le tracé du futur grand contournement ouest. / © Clara / France 3 Alsace
Les anti-GCO reprennent possession du terrain, sur le tracé du futur grand contournement ouest. / © Clara / France 3 Alsace


Une installation abondamment relayée sur les réseaux sociaux par les militants. 

"C’est la première fois qu’on s’installe hors de Kolbsheim. C’est symbolique. Il y a des machines qui tournent, certes, mais ce n’est pas terminé pour nous. La lutte continue" confirmait dans la matinée Michaël Kugler, membre du collectif GCO Non merci.

Un aménagement de courte durée


Un aménagement symbolique, dans une ambiance "bon enfant, calme et détendue", alors que ces derniers mois, les anti-GCO ont essuyé plusieurs revers sur le terrain juridique.
 

"Les recours en justice ne servent plus à grand-chose », regrette Clara. Cette jeune zadiste fait partie de ceux qui ont choisi de « réoccuper le chantier" pour dénoncer encore et toujours ce qu’elle considère être un "déni de démocratie inacceptable". Une désobéissance civile assumée dans le but, aussi, de faire créer un "gros coup de com", de fédérer d’autres opposants, "pour être en force et être soutenus par un maximum de monde".
 

Oui mais…ce samedi matin, autour de la propriété écologiste, une cinquantaine de militaires, épaulés par le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG), avaient également pris leurs quartiers. L’emménagement risquait d’être de courte durée, même si le but était de "tenir tout le week-end".  Après avoir sommé, sans succès, les militants de lever le camp, les forces de l'ordre ont finalement procédé à une évacuation forcée en fin de matinée. Une opération au cours de laquelle treize personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. L’installation a également été détruite.

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